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mardi, août 28, 2007

Back to reality

J'ai clairement du mal à m'imposer le peu de discipline nécessaire à la rédaction régulière de billets pour ce blog. Du coup je me retrouve avec un passif relativement lourd qui va m'obliger à survoler en vrac: les vacances, quelques sorties "mémorables", ainsi que quelques considérations générales sur les événements du dernier week-end.

Les vacances ont été, n'ayons pas peur des mots, exceptionnelles. De l'avis général, c'est à dire celui de C. et le mien (tout de même !), après le Canada, ce furent les plus belles vacances que nous ayons jamais passé.

Coupons court au suspens, nous sommes allés en Toscane, à San Baronto pour être précis, où sur les conseils de mon collègue (et néanmoins ami) P. nous avons séjourné dans un petit logement à trois kilomètres de toute autre habitation, pourvu d'une piscine, d'une terasse et d'une vue superbe sur la vallée. Tous les deux jours nous sommes allés visiter l'une ou l'autre des villes remarquables dans un rayon de 100 kilomètres: Florence, Sienne, Lucques,...j'en passe. Au-delà de ces pôles culturels et touristiques incontournables, il est frappant de constater, et j'en eu l'occasion lors de mes nombreuses sorties à vélo, qu'il est pratiquement impossible de trouver un village de la région qui ne dispose pas de son église du XIIIème, de son monastère du XIème etc. Un peu à la même manière finalement que tout commune bruxelloise a son phoneshop, on fait ce qu'on eput avec ce qu'on a.

Du point de vue vélo, je ne pouvais pas mieux tomber et les centaines de cyclistes qui arpentent les flans du Montalbano ne s'y sont pas trompés, la région est superbe et idéale pour la pratique du cyclisme. La météo idéale au cours de deux semaine m'a permis de faire mes sorties selon un horaire souple sans avoir besoin comme c'est souvent le cas en Belgique de devoir aller rouler "tant que le temps le permet". Au cumul, j'aurai fait 550 kilomètres, pas forcément énorme mais que de la qualité, attention !

J'ai un peu moins roulé (tout est relatif) depuis que je suis rentré mais par contre j'ai fait quelques belles fêtes (et quelques nulles aussi, je suis bien obligé de l'admettre). J'entends dire par ci par là qu'on m'aurait retrouvé , à l'occasion d'une de ces sorties, dans un canapé jettois dans un état proche du coma (pas le canapé), il n'en est bien sûr rien. Les enfants étant en vacances cette semaine avec mes parents et C. ayant l'intention de faire une petite retraite à la mer pour préparer son examen de néerlandais, il n'est pas impossible que la fin de semaine soit l'occasion d'une sortie sympathique...au cours de laquelle je me fais fort de démontrer ma résistance légendaire et ma capacité à retrouver mon lit, fût-ce au prix de la destruction totale de mon véhicule.

A l'heure où je rédige ces lignes, j'ai déjà la tête le long de la Dendre. En effet cet après-midi, sortie longue...

mercredi, juillet 18, 2007

Erase my name from off the tombstones

 Mais mais mais...qui voilà ! Ce coup-ci ce n'est plus une longue absence, c'est une disparition en bonne et due forme.  Il faut bien admettre que malgré la satisfaction évidente d'être adulé sans conditions par des milliers millions de lecteurs quotidiens (je ne parle même pas des lectrices qui attentent à mon intégrité physique dès qu'elles le peuvent), je ne suis pas parvenu à m'octroyer les cinq minutes nécessaires à la rédaction régulière de notes pour ce blog. Comme d'habitude, je me suis promis d'y remedier mais force m'est d'admettre que cette promesse tient beaucoup du voeu pieux. Je ne sais pas trop par quel bout le prendre, alors, en vrac: 

  • Quelques excellentes sorties ces dernières semaines. Légère décroissance du volume d'entrainement mais rien d'alarmant. Je ne peux tout simplement pas me permettre plus que ce que je fais pour le moment pour des raisons expliquées plus en détail ci-dessous. J'en suis toujours à trois ou quatre sorties CàP ou vélo par semaine mais en général mes sorties sont plus courtes sauf en CàP où au contraire elles ont plutôt tendance à s'allonger. L'avantage, comme je le répète asssez souvent, de la CàP c'est le rapport temps d'entrainement / bénéfice en terme de condition. Inégalable comparé au vélo. Sur le front du genou tout va pour le mieux. Ceux qui m'ont suggéré que j'avais commis une erreur en acceptant l'infiltration de cortisone sont curieusement cois.
  • Quelques excellentes sorties ces dernières semaines. Léger accroissement du volume de bière mais rien d'alarmant. Point d'orgue des festivités: les Ardentes à Liège pour le grand retour sur scène de Ghinzu. On a tout fait comme il faut: on s'est copieusement torchés, on a convenablement dérapé et on a bien ... tout n'est pas racontable. Incapable de rentrer sur Bruxelles, j'ai effectué ma récupération (partielle) au Holiday Inn de Liège. Le soir du retour à Bruxelles je suis allé éliminer mes excès sur le parcours de 20 en forêt de Soignes. Dur.
  • Nous avons acheté une maison . J'offre le champagne...dans 30 ans. Pajottenland here I come ! Je m'éloigne du stade mais j'habiterai désormais sur mon parcours d'entrainement.
  • J'ai une nouvelle fourche pour mon VTT. La TerraLogic a plus ou moins rendu l'âme, un des canons de fourche était rayé et dont plus étanche...Sabma me demandant 475€ pour la réparation, j'ai accepté l'offre d'A. et je lui ai racheté sa FX32 100 pour 500€. Celle-ci ayant roulé une cinquantaine de kilomètres, je ne suis pas loin du "deal of the year" même si le trou de 500€ dans mon budget sonne bien creux à l'approche de la fin du mois et du départ en vacances. Vancances que nous passerons par ailleurs en Toscane, haut-lieu s'il en est du cyclisme puisqu'il s'agit de la région de résidence des plus grands experts mondiaux en matière de dopage. 
  • C'est la première fois que je suis le Tour de France d'un oeil aussi lointain. Il faut dire que les révélations en tous genres de ces derniers mois ne sont pas de nature à faire aimer le mileu du cyclisme professionnel. Même si je n'étais pas naif au point de croire qu'il était possible de monter sur un podium du Tour à l'eau claire, le fait de savoir aujourd'hui avec certitude que les dix dernières éditions n'ont pas vu un vainqueur propre triompher rend l'épreuve nettement moins intéressante. Une polémique pointe le bout de son nez quant à l'opportunité d'accepter pour partie certaines pratiques en regard de la difficulté de ce sport. Ca me fait bienrire que ça fasse polémique, dans la réalité c'est que c'est déjà le cas non ?
  • Quelques chouettes lectures: Ambiguïtés d'Elliot Perlman m'a beaucoup plu, La Jambe gauche de Joe Strummer de Caryl Férey vaut surtout par son titre et Clash fait son retour sur mon Ipod, Les Enfants du plastique de Thomas Clément vaut surtout par son argument mais est écrit dans un style de journal de lycée. Pour l'insatnt je suis dans Bienvenue au club de Jonathan Coe qui m'a d'ores et déjà assuré queqlues bons poilages.
  • Les Melvins, The Jam, McClusky et les Stone Roses en boucle pour le moment.
  • On se les est toutes faites  mais nous avions résisté jusqu'ici. Finalement on a succombé et nous en sommes à l'épisode 7 de la première saison de Lost. Comme ça c'est fait.

Ce soir je devrais aller me faire une petite sortie CàP ou VTT et demain matin, rendez-vous est pris avec D. pour une sortie sur route. Tout ça ne va pas avoir un impact décisif sur l'avancement des différents projets dont je suis en charge pour le moment. Quand je pense que je dois me rendre demain à un événement Microsoft au cours duquel je vais devoir exposer à un public d'informaticiens fraichement sortis de l'école pourquoi mon boulot de consultant est génial et pourquoi il devraient se ruer pour bosser dans la même boîte que moi. Oserais-je leur dire: "Le kilométrage annuel" ?

lundi, mai 21, 2007

Opération reprise



C'est la reprise. J'ai profité du long week-end à la mer pour reprendre le vélo après une dizaine de jours d'arrêt (à l'exception d'une petite séance de home trainer). Je n'ai pas fait trop de kilomètres sur l'ensemble de la semaine, un petit 200, mais c'est très bien ainsi, rien ne sert de brûler les étapes et risquer la rechute. Quoi qu'il en soit, toute trace de douleur a disparu et il me semble bien que j'ai eu raison de la tendinite qui me pourrissait la vie depuis le mois de février. Finalement, si j'avais su tout de suite qu'il s'agissait d'une tendinite j'aurais pu prendre des mesures plus rapidement et surtout éviter de continuer à m'entraîner en pensant qu'il s'agissait d'un problème de ménisque. Soit. La recette fut en tous cas assez simple :



  • Infiltration

  • Repos

  • Glace

  • Pas de sucre

  • Pas d'alcool

  • Beaucoup d'eau

Samedi à Knokke, j'ai accompagné le groupe A sur une vingtaine de kms. J'avais d'assez bonnes sensations et la sortie promettait d'être bien rapide dans la mesure où nous avons roulé à plus de 50 km/h durant 4 kilomètres pour faire la différence avec le groupe B. Le problème c'est que rouler à de telles vitesses sur des routes non fermées ne peut se faire qu'au sacrifice de la sécurité. Ainsi, une bordure s'est rapidement formée sur toute la largeur de la route à cause du vent latéral; je me suis vite retrouvé à rouler complètement à gauche de la chaussée et alors qu'un voiture est arrivée en sens inverse, quelle ne fut pas ma surprise de constater que tout le monde ne se rabattait pas à droite mais que le groupe se scindait en deux pour laisser le passage, tout cela sans ralentir le moins du monde. Comme je n'avais aucune intention de mourir ce week-end, j'ai quitté le groupe et rejoint le groupe B.


Samedi soir, j'ai rapidement fait un aller-retour jusqu'à Bruxelles pour assister au dernier match du Brussels, belle soirée couronnée d'une victoire 3-1 contre Genk, que demander de plus après l'humiliation de la semaine dernière.


Cette semaine, c'est la vraie reprise. Je dois absolument courir un peu si je ne veux pas être ridicule au cross de l'école de F. le 2 juin. Jeudi j'ai bien l'intention d'aller à Pede me faire un peu mal et de ce week-end, je devrais aller deux fois au Linde. A moins que, motivé par l'acquisition de sa nouvelle machine, P. ne m'accompagne à Langdorp pour une sortie VTT de 110 Kms.

mardi, avril 24, 2007

500 to go.


Je ne suis somme toute plus si loin d’avoir rattrapé mon retard de kilomètres par rapport à l’année 2006. Pour être précis je n’accuse plus qu’un retard de 500 kilomètres ce qui constitue un petit exploit dans la mesure où :
· Je n’ai pas fait le moindre kilomètre à vélo en janvier et février
· Il me reste une semaine en avril pour me rapprocher du nombre de kms parcourus entre le 1er janvier et le 30 avril 2006
· Je n’ai pas encore de sorties au-delà de 100 bornes à mon actif


Samedi, je suis allé rouler au Linde. Je ne m’y étais rendu que le dimanche jusqu’à présent et on m’avait signalé que les moyennes étaient déjà pas mal élevées le samedi. C’est à Gaasbeek que ça a commencé à rouler bien rythmé. Mon dos me faisant toujours souffrir, j’ai eu un gros moment de doute car la perspective de me taper 80 bornes sur la plaque avec mes lombaires en compote ne me réjouissait guère mais je m’amusais comme un fou et la douleur fut vite oubliée. Dès le faux-plat vers Lennik, des groupes ont tenté de sortir mais aucun d’entre eux n’a vraiment reçu de « bon de sortie ». Je me suis d’ailleurs laissé avoir comme un bleu à combler un trou pour accrocher un de ces groupes, pensant qu’il s’agissait de « la bonne», qui fut finalement repris après même pas dix kilomètres.


A Oudenaken, 20 bornes avant la fin du parcours, alors qu’un groupe de quatre bonshommes était tout de même sorti, j’avais de bonnes sensations et je me suis porté en tête pour quelques relais bien appuyés et une bonne accélération sur une bosse. Je me retourne au sommet de la bosse et je constate que je creuse un petit écart ; le but n’étant pas de sortir, je me relève mais je suis tout content de constater que je tiens une bonne petite forme.


Arrivés à Itterbeek, on a tout de même un gros 36 de moyenne, pas mal. J’ai rajouté un petit 20 kms de décrassage pour arrondir à 100 et pour profiter encore un peu de la météo.
Il est manifestement temps que j’aille me faire un peu mal sur la piste pour quelques séances d’intervalles biens senties car même à bloc, j’ai du mal à aller chercher les 180 pulsations. Trop de foncier et pas assez de résistance sans doute. Dès la semaine prochaine, je m’y attaque, pour le plus grand bonheur de F. qui ne manquera pas de m’accompagner.


Dimanche, je suis allé à rejoindre F. à la mer pour la journée parents du week-end d’unité des scouts. Outre les coups de soleil, je ramène une bonne vieille douleur aux épaules d’avoir porté H. toute la journée. Par contre, plus aucune douleur au dos malgré une heure de pelletage intensif lors du concours de châteaux de sable. Encourageant. Le bonheur de H. faisait plaisir à voir, il a adoré la plage, la mer, les vagues, le château, la glace…superbe journée.

mercredi, mars 07, 2007

Léon reviens, j'ai les mêmes à la maison.


J’ai eu droit à la totale : les freins de ma voiture ont été sabotés, il y a des snipers sur les toits en face de chez moi, on a enlevé mes enfants à la sortie de l’école (j’ai déjà récupéré un doigt), je ne compte plus les appels téléphonique à répétition au milieu de la nuit, des types en imper mastic me suivent dans la rue, je pense qu’il y avait du polonium dans mes chicons mardi…mais j’ai tenu bon. Là, je craque, vous avez gagné, je vais recommencer à poster sur ce blog mais je vous en prie, rendez-moi ma vie.


A vrai dire, je ne sais pas trop par quel bout le prendre. Allez hop :


Le sport.
Je suis en délicatesse avec mon genou droit. Ça faisait des années que j’entretenais un rapport amour/haine avec ce dernier et pour le moment on est en crise. J’ai décidé de ne pas tenir compte de ses griefs et je lui ai donc infligé de longues et rapides sorties de CàP. Ces sorties ont été de plus en plus longues et de plus en plus rapide. Le point culminant a été atteint dans les Vosges et puis il s’est fâché et ne veut plus courir avec moi, c’est la séparation bête et brutale. Je me suis rendu lundi chez l’orthopédiste qui réserve son diagnostique jusqu’aux résultats de la Résonance Magnétique mais il semble le ménisque soit en cause. C’est plutôt rassurant car c’est bénin comme problème et dans le plupart des cas réglé par le retrait de la partie endommagée. Je suis donc de retour sur le vélo et je dois dire que le travail foncier effectué en CàP est payant à tous niveaux : je suis pratiquement 4 kilos plus léger que l’année dernière à la même époque, la forme est excellente – à part la vitesse mais je n’ai encore rien fait de ce côté-là – et l’envie de rouler immense. La préparation sérieuse pour Bergame est amorcée, le moral excellent…ça va chier.


Les sorties
Tout pareil : condition optimale. Faire le détail de mes exagérations ne me parait pas conciliable avec mon emploi du temps actuel. A retenir tout de même : le concert des Meteors à Waregem, le carton mort bourré place Poelaert. Note pour plus tard : l’enchainement « Meteors/20 Pils/ 100 bornes à vélo » n’est pas optimal du point de vue de la performance. Demain, « The Elektrocution » au Magasin 4.


Le travail
La vache. Moi j’ai toujours été du genre rapide au boulot. Conséquence : j’ai toujours eu pas mal de temps libre. De fait, si je fais en deux jours un truc prévu en quatre … Là je ne sais pas si je deviens lent (soudain je me demande si je ne sous-estime pas l’impact du Picon-Bière sur mes facultés intellectuelles), mais la tendance est en train de s’inverser : je bosse comme un dingue, six jours sur sept, 10 heures par jour et le retard s’accumule.


La famille
C. est dans le plâtre depuis le 7 février suite à une opération des ligaments de la cheville. Tout se déroule pour le mieux mais je ne serai pas fâché de la voir se rétablir car je n’ai vraiment pas besoin d’un surcroit de tâches ménagères pour le moment, il y déjà assez de gens qui en veulent à mon agenda.
Tout va bien. Nous sommes partis en vacances dans les Vosges. F. a pu skier tous les jours et est enchanté d’avoir obtenu son Ourson, on a pas fini d’en entendre parler. Fr ., Ve. et leurs enfants nous ont accompagné. On s’est bien entendu, une expérience à renouveler sans aucun doute. Pour ma part pas de ski, mon genou ne supportant plus que difficilement la montée de l’escalier en fin de semaine. Fr. se voit par contre déjà bien aux prochains Jeux Olympiques d’hiver, après Herminator, Robitor.
H. en a profité pour nous faire une petite crise d’asthme et une varicelle. Je suis assez admiratif devant sa capacité à ne jamais faire les choses à moitié, les chiens, les chats, les pommes, les arbres … toutes ces sortes de choses.


Le reste
Il m’apparait que de nombreux blogs sont en berne pour le moment. Moi aussi j’ai été victime d’un effet de lassitude il y a peu, j’en veux pour preuve le nombre pour le moins restreints de posts aux cours de ces dernières semaines. Je ne sais pas si c’est par esprit de contradiction mais maintenant que nombreux sont ceux qui ferment boutique, j’ai envie de m’y remettre.


Je suis depuis peu l’heureux possesseur d’un Ipod Nano de 8 Gb. Il y avait des années que je n’avais pas écouté autant de musique.


Je suis plongé pour le moment dans la saison 6 des Sopranos. J’ai beau avoir adoré les deux premières saisons de Prison Break, les Sopranos c’est de la balle. See ya cooz.

mercredi, octobre 11, 2006

Semaine de balnéothérapie dans les Vosges


La Corée du Nord menaçant d’accélérer le rythme de ses essais nucléaires si je ne poste pas de résumé de ma semaine dans les Vosges, je m’exécute promptement.

Me voilà donc de retour des Vosges. Ce fut certes une magnifique semaine d’entraînement mais éprouvante à plus d’un titre.
Jour 1 (Le Ménil – Col d’Oderen : 30 Kms):
On a mis un peu plus de temps que prévu pour arriver (c’est-à-dire que je suis surtout parti en retard de chez moi) et il ne restait pas trop de temps pour aller rouler. J’ai signé le contrat et déposé la garantie locative en 30 secondes, après quoi nous avons sauté dans le cuissard pour aller jeter un coup d’œil sur ce que les jours suivants allaient nous réserver. Le coup d’œil, nous avons surtout eu l’occasion de le jeter à ce que l’avenir nous réservait en termes de météo : les 15 derniers kilomètres ont été effectué sous une pluie battante. Quand on quitte la route départementale pour s’engager sur la toute petite route qui mène au chalet, c’est extrêmement pentu : 1100 mètres à passer en force sur le 39x25. Pour ma part ce sera sur le 23 car le 25 ne veut pas passer, bonjour les cuisses.
Jour 2 (Le Ménil – Kruth – La Bresse – Vagney – Cornimont – Le Ménil : 75 Kms):
Il n’a pas cessé de pleuvoir, bien au contraire, et c’est donc sous la pluie que nous prenons le départ. Le passage du col d’Oderen se fait sans problème, c’est l’idéal pour se mettre en jambes : pas trop pentu, assez long, avec des replats. La descente, c’est une autre affaire, mes patins sont littéralement imbibés d’eau et la route est couvertes de feuilles mortes réduites en bouillie par l’eau. Je descends très prudemment et nous voilà dans la vallée. Passé le lac de Wildenstein, nous attaquons le long col de Bramont. Un délice, c’est long avec de nombreux lacets qui serpentent dans la foret. Les deux derniers kilomètres permettent d’embrasser d’un regard la vue sur le Parc National des Vosges et le Grand Ballon. Je me sens très bien et je finis avec près de six minutes d’avance sur Scal qui a un peu de mal dans les ascensions. La descente sur La Bresse est rapide et pas du tout technique, on fonce. A La Bresse, la pluie redouble d’intensité. Après avoir demandé le chemin dans une agence immobilière dont la réceptionniste me regarde avec réprobation inonder son plancher, nous attaquons le troisième et dernier col : le Col de la Croix de Moinats. Il n’est pas trop dur non plus mais nous avons le vent de face et la pluie commence doucement à user les organismes. Le retour se fait en empruntant une nationale durant une petite dizaine de kilomètres, ce qui nous permet de mettre un peu de braquet et de faire du tempo. Scal est à la ramasse, moi je pète le feu.
Jour 3 (Le Ménil – Kruth– Le Ménil : 50Kms + VTT 15Kms):
Comme nous nous sommes bien régalés la veille mais que le pluie incessante nous pèse un peu, nous décidons de diviser la journée en deux : route le matin et VTT après la sieste. La sortie du matin consiste en un aller-retour « chalet-Kruth », soit l’escalade des deux versants du Col d’Oderen. Le versant emprunté au retour est le plus dur mais comme je sais que la sortie sera courte et que c’est la dernière ascension du jour, je me lâche et je fais monter les pulsations. Je termine à bloc, explosé mais le sourire aux lèvres. Après un repas léger et une sieste, nous enfourchons le VTT et plutôt que de se rendre en voiture sur un site VTT proposant des parcours fléchés, nous décidons de rentre dans le bois derrière le chalet, à la découverte de ce que l’endroit a à nous proposer. C’est absolument fantastique, le décor, le terrain, l’air…même le soleil fait une timide apparition pour rendre cette sortie encore plus paradisiaque. Evidemment, le relief ne ressemble pas trop à ce qu’n pet trouver du côté de Dilbeek ou de la forêt de Soignes : c’est pas pentu, c’est TRES pentu. Chaque bosse se négocie aux alentours des 180 pulsations, et après une heure, la sagesse et la fatigue accumulée des sorties précédents nous incitent à rentre sur le chalet.
Jour 4 (Le ménil – Mélisey – Coravillers – Col des Fourches – Ventron – Le Ménil : 86Kms)
Scal est fatigué. J’adapte donc le parcours pour éviter de franchir trop de cols. On part sur Le Thillot, et après une petite ascension de trois ou quatre kilomètres, nous parcourons la vallée dite des « mille lacs ». Dans la vallée, j’ai la gniak et je fais 20 bornes vent de face sur la plaque. Scal n’arrive pas à prendre le relais, il reste caché dans ma roue. Plus les jours et le heures de selle passent, mieux je me sens. J’avais un peu peur que la pluie et l’enchainement des kilomètres ne me créent des problèmes de genoux mais le Voltaren appliqué préventivement semble faire son effet. Sur la fin du parcours, nous empruntons une route qui serpentent sur les crêtes durant une dizaine de kilomètres, le décor est somptueux. Ce sera la seule journée au cours d elaquelle nous avons roulé au sec. J’en profite pour rallonger seul d’une quinzaine de kilomètres alors que Scal rejoint lechalet.
Jour 5 (Le Ménil – Kruth – La Bresse – Vagney – Cornimont – Le Ménil : 75 Kms):
C’est le dernier jour. Carl nous a rejoint la veille au soir. Le parcours de mardi nous ayant bien plu et la pluie étant toujours de la partie, nous décidons de faire l’impasse sur la sortie initialement prévue de 100kms (Carl n’étant de plus pas suffisamment entraîné). Nous sommes une fois de plus copieusement douchés tout au long de la sortie. Je reste aux côtés de Carl durant les deux premiers cols mais je me fais plaisir sur la Croix des Moinats que je passe à bloc sur un gros braquet, je tiens la grosse forme.

Voilà donc pour l’aspect sportif. En ce qui concerne le reste du séjour c’est assez simple, j’ai à peu de choses près rentabilisé chaque minute disponible pour récupérer : siestes, séances de Compex etc. Le reste du temps j’ai préparé à manger car Scal est incapable de cuire un œuf et sans que de réelles tensions n’apparaissent, je dois bien avouer que par moment ça m’a un petit peu peser. Cette réflexion suscitera d’ailleurs bientôt un post sur la différence qu’il y a entre faire du vélo avec des amis et « faire ami » avec des collègues cyclistes.
Il me faut enfin insister sur le fait que la région est un paradis pour cyclistes (comme Damien me l’avait rappelé) . Des côtes longues et pas excessivement pentues, des routes qui rendent merveilleusement bien, un réseau infini de routes secondaires, des voitures rares ou absentes , un air de qualité, des forêts, … soit, que du bonheur. C’est la deuxième fois que je vais passer une semaine dans les Vosges pour y faire du vélo et c’est malheureusement la deuxième fois que j’y ai de la pluie durant toute la semaine. Ce ne sera cependant pas le dernière fois car Carl aimerait bien aller conjurer ce sort au cours du mois de novembre. Les négociations familiales sont engagées, les professionnelles vont bientôt commencer, les personnelles sont terminées…