jeudi, avril 13, 2006

Zone sensible


Ouille. Je ne sais pas comment je me suis fait ça mais je souffre depuis deux jours de douleurs aigues au périnée. C’est vraiment très pénible et non seulement je suis pratiquement incapable de m’asseoir sur le vélo mais la douleur me réveille carrément la nuit. J’avais d’abord songé à quelque chose de l’ordre de l’infection mais la douleur se précisant il m’apparait qu’il s’agit plutôt d’un problème d’ordre musculaire. Hier, malgré la douleur et sous la pression de F. qui tenait absolument à retourner à la piste, je me suis fait une séance assez intensive mais cette nuit lors de mes multiples réveils j’ai eu l’occasion de me demander si je n’avais pas fait une sérieuse erreur car la douleur s’intensifiait. Autant dire tout de suite que les trois heures de VTT que j’étais sensé faire aujourd’hui sont sérieusement compromises et qui sait, il en ira peut-être de même pour les jours à venir.
C’est d’autant plus dommage que je suis dans une phase de progression ascendante comme j’ai encore pu le constater hier sur la piste, et ce malgré la douleur. Je n’avais pas encore fait de séance en 40/20 cette année et j’en tire deux ou trois observations : tout d’abord, c’est dur ! En effet, les 20 secondes de récupération ne permettant pas de réellement faire descendre les pulsations de façon conséquente, c’est encore essoufflé qu’il faut réattaquer l’effort de 40’’ suivant. J’étais content d’arriver au terme de chaque série de 6 minutes. Ensuite, alors que je m’attendais à atteindre des sommets au niveau des pulsations, ce ne fut pas vraiment le cas. J’étais vraiment à bloc mais je n’ai pas dépassé 179 pulsations alors que lors des sorties en groupe, je dépasse assez fréquemment les 180 lors d’accélérations sur les bosses par exemple. Je ne sais pas trop quoi en penser. Ceci dit, ce n’était pas un grand jour car je n’arrivais pas à me concentrer totalement à cause de la douleur à la selle ; une partie de l’effort que je fournissais était destiné à limiter les appuis sur la selle, ce qui n’est bien entendu pas l’idéal. Enfin, ce qui est étonnant avec ce type d’entraînement, c’est la facilité avec laquelle on récupère d’un effort qui mis bout à bout constitue tout de même un effort de 12 minutes à bloc. C’est le principe de l’interval training mais ça m’épatera toujours.
Alors que F. et moi étions en train de tourner sur la piste, se tenait dans le bâtiment attenant une réunion ayant trait au passage du Giro 2006 en Wallonie. A l’issue de celle-ci, une équipe de télévision qui était présente à pris quelques images d’un des participants à la réunion qui, maillot rose sur le dos, a effectué quelques tours de piste. Ils ont demandé à F. de bien vouloir accompagner cette personne si bien qu’il passera une fois de plus à la télévision (ce doit bien être la 4ème ou 5ème fois). Suite à cela il était vraiment remonté et, complètement dans son trip « coureur », il m’a demandé de faire quelques tours à ses côtés ce que je m’empressai de faire. Un coup d’œil sur le compteur m’appris que nous étions en train de rouler à 29 km/h, j’étais scié. Je me demande de nous deux qui est le plus fier ;-)

lundi, avril 10, 2006

Tout est relatif...


Quel pied. Quel bonheur de sentir la forme arriver. Oubliés les bobos et désagréments de l’hiver, les coups de blues dus au froid, les maux de tête dus à la sinusite attrapée au cours des sorties trop humides…
Cette fois je crois bien que c’est parti, la force est là, le moteur tourne rond, il n’y a plus qu’à progresser, à éprouver le plaisir de sentir la condition s’améliorer. Bien sûr, le gros du boulot reste à faire mais c’est la première fois cette saison que je sens que c’est possible, que le travail portera ses fruits.
Les semaines qui arrivent vont être magnifiques : la Van Petegem Classic, Mons-Chimay-Mons et enfin la Gimondi à Bergame.
Après ça je compte enchainer quelques compétitions et très vite viendra la semaine de vacances en Suisse au cours de laquelle j’aurai l’occasion de me faire quelques cols. Qui dit mieux ?
Même mes douleurs aux jambes qui devraient obscurcir un peu le tableau ne m’atteignent pas et assez bizarrement dimanche ces douleurs ne m’ont absolument pas handicapé, pour un peu j’avais du plaisir à les éprouver.
C’est cependant un moment où il faut rester vigilant à ne pas en faire trop, à ne pas emballer ses chevaux et à veiller au repos. La tentation est grande de multiplier les sorties et d’accumuler les kilomètres mais j’ai pu constater en discutant avec B. ce dimanche que la motivation n’est pas toujours facile à maintenir à long terme quand on en fait trop – et qu’on mène une vie différente de celle des pros. Ainsi B. qui a déjà 8000 bornes depuis le 1er janvier m’a confié qu’il commençait à sentir une baisse de performance et malgré ses dénégations il est manifestement en surentraînement. Bien entendu j’ai du mal à accrocher sa roue pour le moment mais on en reparlera d’ici peu et je pense définitivement que mon approche sera payante sur le moyen et long terme, même si au terme de la saison je cumulerai la moitié de ses kilomètres.
Aujourd’hui j’ai par ailleurs vécu un moment très émouvant quand F. a fait ses premiers tours de roues sur le vélo de course flambant neuf qu’il avait reçu en octobre pour ses sept ans. Nous sommes allés à la piste, à l’abri de toute circulation et de toute nécessité de freinage d’urgence et équipé comme champion il s’est élancé pour ses sept premiers kilomètres. J’ai immortalisé l’événement en vidéo et ce soir en me repassant la cassette j’étais touché de voir le bonheur sur son visage et fier de lui avoir offert ce moment. Beaucoup de choses semblent soudain avoir moins d’importance que je ne leur en accorde d’ordinaire.

vendredi, avril 07, 2006

Collé !


Parfois je me demande vraiment à quoi peuvent bien tenir de telles différences de sensations d’une journée à l’autre. Hier en fin d’après-midi je sors le VTT et je pars sur mon parcours d’entraînement habituel. J’y ajoute la petite boucle « technique » à Grand-Bigard et tout se passe vraiment très bien. Je roule tranquille et j’ai de super jambes ; je peux faire des accélérations, mettre du braquet, je passe les bosse en souplesse ou en force…que du bonheur. Evidemment ça me motive pour ce matin et après avoir déposé H. à la crèche et avoir prévenu le boulot que je devais rester chez moi pour achever les tonnes de boulot qu’il me reste à faire, je décide de me lancer sur mon circuit de 135. Mais là rien ne se passe comme prévu : non seulement j’ai mal aux jambes mais j’éprouve un terrible sentiment de faiblesse. Bien sûr les jambes paient peut-être la sortie d’hier mais ce sentiment de fatigue ne doit pas être dû à une sortie de deux heures et demie, plutôt relax qui plus est. Comme ça ne se passait pas trop bien j’ai abrégé et je suis rentré au bout de 90 bornes mais j’ai vraiment eu à me motiver kilomètre par kilomètre car il y avait longtemps que je n’avais pas autant collé à la route.
Bon alors quoi, où est le problème ? Il faudra bien que je trouve une explication car j’aimerais tout de même avoir une certaine stabilité de mon état de forme. Si je dois subir de telles variations d’un jour à l’autre ça va être ingérable.
Je suis inscrit à la Gimondi, c’est fait. Départ le 5 mai, retour le 8 ; je décompte les jours. C’est le moment de faire un peu de volume : Van Petegem Classic, Mons-Chimay-Mons, dimanche je vais probablement me rendre à vélo au rendez-vous à Tubize.

lundi, avril 03, 2006

Elle arrive.

Ce n’était donc pas qu’une impression, la forme est bel et bien là. Pas la forme que j’ambitionne d’avoir d’ici un gros mois mais déjà les prémisses encourageants de celle-ci. Je ne sais jamais trop bien comment évaluer mon état de forme mais hier différents éléments m’ont fourni de bons indicateurs.
Tout d’abord, une réelle impression de facilité tant musculaire qu’au niveau du souffle. Alors que nous avons emprunté un parcours d’entraînement plus vallonné que notre parcours habituel et que la moyenne était relativement élevée, j’avais l’impression de ne fournir pratiquement aucun effort. J’étais le premier étonné si bien que sur la première bosse c’est plus par manque de confiance que de force que je n’ai pas pris les roues des plus forts. Sur la seconde bosse, j’ai pu me tester et c’est sans peine que j’ai atteint le sommet dans les bonnes roues.

mercredi, mars 29, 2006

Sur une bonne piste.


Je me suis rendu hier pour la première fois de ma vie sur un vrai vélodrome. Le premier tour fut plutôt intimidant et impressionnant car bien que la pente des virages ne soit que de 22%, ce qui n’est pas fort relevé, ça fait tout de même son petit effet. Très vite j’ai commencé à vraiment m’amuser et après un quart d’heure j’y avais pris goût.
Après une heure consacrée à l’échauffement et au maintien d’une cadence de pédalage élevée, j’ai effectué deux blocs de 12 minutes en 20/40. Je me suis vite habitué à suivre la ligne au sol et à sprinter sans lever la tête, un vrai gosse. Ce fut une fantastique séance d’intervalles et je pense que dorénavant c’est à la piste que j’irai faire ce genre de travail car il permet une précision que ne permettent pas les sorties sur route où la circulation et les aléas du parcours empêchent de mener à bien des séances d’intervalles de ce genre.
Au final j’ai roulé deux heures et une fois rentré j’ai pu constater avec plaisir en lisant mon fichier cardio que la précision ressentie sur la piste se traduisait bien dans les chiffres. Par contre je suis un peu surpris que mes pulsation n’ait pas dépassé 179 alors que je me suis bien donné mais cela tient sans doute à la spécificité du travail en 20/40 et à la durée limitée de la période d’effort intensif. Probablement les pulsations seraient-elles montées davantage sur du 30/30 ou des efforts allant jusqu’à la minute. Mon intention étant de me rendre très bientôt sur la piste à nouveau, c’est quelque chose que j’aurai l’occasion de vérifier.
Demain je vais aller rouler avec le groupe qui part du cimetière de Berchem à 9h30 et dont on m’a dit que ça roulait pas mal et vendredi j’ai toujours l’intention de faire les 120 dernières bornes du Ronde. Cependant si personne ne m’accompagne il se pourrait bien que je fasse plutôt mon tour de 135.
Indéniablement ces deux dernières semaines un palier a été franchi en termes de condition, je n’ai pas les mêmes jambes qu’il y a un mois et le moteur est à l’avenant. La petite fatigue psychologique due au stress professionnel semble également appartenir au passé.
Dimanche c’est la course de Thieusies à laquelle j’avais prévu de me rendre mais au vu de ce qu’il est tombé cette semaine je me demande sérieusement si je vais consacrer une journée entière à une course de 1h30 qui va se dérouler pour l’essentiel dans des baignoires de boue. Pour le moment, je préfère laisser l’envie et le plaisir être guide de mes sorties et j’ai un peu de mal à faire les choses par obligation. Il me sera d’autant plus facile de changer de programme que personne du club ne se rendra finalement à cette couse et ce pour les mêmes raisons que celles déjà évoquées. J’irais volontiers voir dimanche à Tubize à quel point ça commence à flinguer sévère comme on me l’a rapporté, ce sera également l’occasion de vérifier si je suis aussi en forme que j’en ai l’impression.

lundi, mars 27, 2006

Le travail c'est la...bof.

C’est un peu la folie au boulot pour le moment. Mon proche changement d’employeur provoque un sérieux accroissement du nombre de tâches que je dois accomplir avant de quitter mon employeur actuel. La conséquence est bien entendu que si je veux maintenir un niveau acceptable de volume d’entrainement, il m’est nécessaire (indispensable) de ralentir sérieusement mon activité sur ce blog ainsi que d’autres activités par ailleurs.
Toujours est-il que malgré cette surenchère de travail j’ai réussi à garder le cap du point de vue de l’entraînement. J’ai supprimé une sortie par semaine et j’ai légèrement accru tantôt l’intensité tantôt le volume des sorties restantes.
Les deux dernières semaines ont également été parsemées de sorties particulièrement agréables : je suis par exemple allé avec P. dans les « Ardennes flamandes » pour effectuer une longue sortie VTT empruntant un certains nombres de « bergs » du Tour des Flandres et ce lors de la première journée relativement douce et ensoleillée de l’année. Un enchantement ! J’ai également fait ma première sortie de l’année avec C. qui comme à son habitude aura fait preuve de courage malgré son évident déficit de préparation.
Le printemps semble enfin s’installer et le passage à l’heure d’été favorise les entraînements en fin de journée ce qui me convient davantage que ceux effectués à l’aube comme certains du club en sont capables.
Le poids continue son inexorable et tant attendue descente et les pulsations au repos en font de même, si ce n’est pas un indice de progression de la condition, je n’y connais plus rien.
Hier, je ne me suis pas rendu à la sortie collective du club dont j’apprends aujourd’hui qu’elle était vraiment sympa tant du point de vue de l’entraînement que de l’ambiance…soit, la mienne était très chouette également et de nature à me donner un gros moral : de la force, de l’envie, de vitesse. J’aurai l’occasion de vérifier dimanche prochain à Thieusies si je suis si bien que ça.

mercredi, mars 15, 2006

Canicule !


HUIT degrés !!! J’ai carrément l’impression d’avoir roulé à Hawaï ! Après une journée à marquer d’une pierre noire sur le plan professionnel, j’ai enfourché le VTT pour aller tâter de mon parcours habituel. Il y avait pas mal de temps et ce fut vraiment une chouette sortie, super relax. Les pluies de la semaine passée ont laissé par endroit de véritables champs de boue, j’ai du laver le vélo immédiatement en rentrant.
Au cours de ma sortie, mon pneu arrière s’est dégonflé assez subitement mais pas complètement ; j’ai encore pu rouler environ un kilomètre et je suis tombé sur un type qui nettoyait sa voiture devant son garage et qui a pu m’aider en me prêtant une pompe à pied. Il va s’en dire que mon matériel de dépannage était resté sur le vélo de course, on ne se refait pas. Le gars était tellement sympa qu’il m’a même proposé de me raccompagner chez moi avec la camionnette de sa femme. Ça m’a redonné confiance dans le genre humain après mes déboires de cet après-midi au boulot. Le gonflage a tenu et j’ai pu terminer ma sortie selon le parcours prévu initialement.
Demain après-midi si le temps le permet, je vais aller voir du côté de la Dendre comment ça se passe et à Leeuw-Saint-Pierre, si l’envie m’en prend, il se pourrait bien que je bifurque vers Halle et Clabecq pour faire une sortie de 140 bornes. Ça me fera le plus grand bien car j’ai une sérieuse dose de stress à évacuer.
La semaine prochaine, je me demande si je n’essaierais as de m’organiser une petite sortie VTT un peu plus « exotique » du côté des Ardennes luxembourgeoises ou dans le namurois. Le temps semble vouloir doucement prendre un tournure plus conciliante et j’ai besoin d’un peu d’évasion, pourquoi pas le parcours du GRG ? Evidemment c’est loin et il serait peut-être plus raisonnable d’aller gentiment à Villers où je vais essayer de savoir s’il existe des tracés permanents.
En gros c’est dingue l’impact que quelques degrés peuvent avoir sur le cycliste de base, par contre sur la productivité professionnelle…pas top ;-)

lundi, mars 13, 2006

Relevez les coins !


Finalement, il suffisait d’être un petit peu patient. Ce week-end le soleil a fait son grand retour. Alors que samedi en fin d’après-midi, ma sortie s’était terminé sous la neige, un magnifique soleil a baigné la sortie en club du dimanche matin. Bien sûr la chaleur n’était pas au rendez-vous mais le rythme fut tel que je n’ai pas eu trop le temps de m’en rendre compte.
Manifestement certains commencent à être très en forme, sans parler de la condition de ceux qui ont été passer une dizaine de jours en Espagne. Le soleil aidant, tout le monde avait envie d’en découdre ou tout au moins d’évaluer son niveau de condition. Pour ma part j’étais vraiment bien, je commence à avoir de la force et de la vitesse mais il me manque toujours un petit quelque chose dans les derniers kilomètres ? Ça ne m’inquiète pas trop, on n’est jamais qu’au mois de mars. Je me vois très bien être débarrassé de ce problème d’ici le mois de …mai. De plus, la météo aidant les sorties vont s’allonger.
J’ai renoncé à me rendre à Dinant dès vendredi car il avait plu abondamment durant toute la semaine ; le parcours étant connu pour être en général un véritable bain de boue on pouvait s’attendre au pire…et ce fut le cas. Sur certains sites on parle de véritable calvaire tant pour les hommes que pour les machines, les abandons furent légion, les casses de matériel également.
Il va s’en dire que cette amorce d’amélioration de la météo me donne de grosses envies de sorties pour cette semaine d’autant que les indices de forme tant au niveau du poids que des pulsations sont excellents. Ceci dit, au cours de la sortie d’hier, dans une des dernières bosses j’ai eu l’occasion de jeter un œil sur le Polar d’A. et quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’il était à 146 quand je titillait allègrement les 180 ; je suis écœuré.
Ce n’est pas la première fois que ça se passe mais l’ambiance hier n’a pas toujours été des meilleures. C’est d’autant plus regrettable que de mon point de vue les conditions pour passer un superbe dimanche entre copains étaient toutes réunies : soleil, groupe nombreux, forme ascendante, nouveaux équipements etc. En effet deux ou trois incidents vinrent écorcher le tableau : tout d’abord deux coureurs eurent une hésitation quant au parcours et un petit cafouillage s’en suivit. Rien qui ne puisse véritablement me contrarier mais apparemment c’est plus que certains ne peuvent en tolérer, regrettable. Ensuite, une altercation plus sérieuse eut lieu suite au fait que W. n’avait pas été attendu alors qu’il avait perdu son bidon. Il a pu rejoindre le groupe en fin de sortie en coupant au plus court et ça a bien bardé lorsqu’il a rejoint le groupe. Peu importe qui a tort ou raison dans cette histoire (pour ma part je croyais qu’il avait décroché volontairement du groupe) mais le moins qu’on puisse dire c’est que certaines réactions ont largement dépassé le seuil de l’acceptable selon mes critères personnels. Enfin, en tout fin de sortie tout le monde s’est un peu mis à bloc mais dans un esprit un peu trop « compétitif » si bien que le groupe se désunissait complètement et qu’à chaque prise de relais certains donnaient tout ce qu’ils avaient pour en remettre un couche; pas vraiment l’idée que je me fais d’un entraînement en équipe mais soit…
Je dois bien admettre que de retour à la maison j’étais un peu dubitatif quant à ces comportements et je pense que la semaine prochaine je vais « passer » un coup pour m’entraîner de mon côté, ce qui cadre en outre davantage avec mon plan d’entraînement. La semaine suivante, c’est Zottegem, il sera toujours temps d’aller voir dans trois semaines si les esprits se sont calmés. Le fait est que je n’ai pas du tout envie de me prendre la tête avec des soucis de ce genre, ma vie est parfois suffisamment stressante et ma seule motivation dans la pratique du cyclisme est le plaisir.

vendredi, mars 10, 2006

Froid ? Moi ? Jamais...enfin presque.


La forme est de retour. Les dernières traces de mon interminable rhume s’estompent et le sentiment de fatigue qui m’inquiétait depuis lundi est également un souvenir. J’ai fait une excellente séance de home trainer, de celles qui vous font oublier que dehors il pleut comme vache qui pisse. Les pulsations montent bien, l’effort est agréable, mon poids de forme approche, je commence bientôt mon nouveau boulot...il ferait 20° à l’ombre que le bonheur ne serait pas loin. Mais...on annonce un gel carabiné pour dimanche et c’est fort dommage car il est exclu que j’aille à Dinant me rouler dans la boue par -5°. J’ai donc convenu avec A. de rejoindre une partie de l’équipe pour un entrainement sur route, avec les nouveaux équipements s’il-vous-plaît, mais je ne mettrai pas non plus le nez dehors si les conditions se révèlent aussi extrêmes. Pas deux fois sur la même pierre n'est-ce pas ;-)

mardi, mars 07, 2006

Ignorance is evil !


Ces derniers jours j’avais les jambes un peu lourdes, comme bloquées et incapables de fournir un effort en puissance. Je me posais de sérieuses questions, allant même jusqu’à m’imaginer qu’après mes deux semaines de rhume j’avais perdu tout le bénéfice de mon bon mois de janvier. Aujourd’hui au programme, j’avais une sortie relax seulement émaillée de huit sprints de 15’’ à répartir dans la séance. J’avais un a priori certain par rapport à cette séance car je ne voyais pas trop quel bénéfice je pourrais tirer d’efforts aussi courts. Je n’ai au cours de mes années de cyclisme jamais effectué ce genre de séance, n’ayant jamais eu à faire de sprints et étant naturellement peu porté à travailler mes points faibles. C’est là une tendance bien commune chez de nombreux sportifs que de travailler de préférence leurs qualités intrinsèques.
Donc me voilà parti à l’entrainement en fin d’après-midi et comme je m’y attendais les jambes ne tournent pas bien, elles me paraissent faibles et réfractaires aux sollicitations. Après une demi-heure, j’effectue le premier sprint de 15’’. Un désastre, j’ai non seulement mal aux jambes mais je suis tout courbaturé. Un peu plus loin, je lance le second…nettement mieux, le troisième encore mieux et ainsi de suite. Au final les douleurs s’en vont, la puissance fait son retour et je me retrouve tout motivé, frustré d’être de retour à la maison et complètement rassuré quant aux acquis de janvier et février.
Alors que je sombrais doucement dans une petite déprime de sortie d’hiver, j’ai à nouveau envie d’en découdre, de me coucher tôt, de bien manger, de me faire mal etc. Voilà une raison supplémentaire si besoin en était de me féliciter de la décision d’avoir fait appel aux services d’un entraineur.
Tout le monde à l’air bien morose d’ailleurs ces derniers temps, l’hiver se fait un peu long et l’espoir de quelques journées de douceur printanière est jusqu’ici déçu. Pour ma part, je cesse de me morfondre. Il reste 10 mois dans l’année et les occasions de faire de belles sorties sous le soleil ne seront pas rares d’ici quelques semaines.
J’ai déjeuné ce midi avec Dirk et rendez-vous est pris pour le vendredi qui précède le tour des Flandres pour aller faire les dernières 100 bornes du parcours (les plus intéressantes).Il se pourrait également que j’accompagne son groupe en juin sur le Mont Ventoux, une première en ce qui me concerne.
Dimanche c’est Dinant…je ne suis pas trop motivé mais si je veux prendre des points au classement FCWB, je n’ai pas trop le choix. J’irai sans doute faire le parcours à ma main sans trop me soucier du résultat, ma plus grosse ambition étant de passer une bonne journée sur un parcours que j’espère sympa car la région ne manque pas d’intérêt pour la pratique du VTT.

lundi, mars 06, 2006

Diététique de l'extrême


Les vacances sont terminées. Bonne petite semaine du point de vue de l’entrainement. Du point de vue de la diététique par contre c’est la catastrophe, chaque fois qu’on va à la mer on mange des quantités abominables de tout ce qu’on ne devrait en principe pas manger ; c’est de l’ordre de la tradition. Au final ce matin quand je me suis approché de ma balance, elle est partie se cacher sous le fauteuil du salon.
Après un mois de février assez catastrophique, je recommence les choses sérieuses. La météo n’est toujours pas au mieux mais il en va de même pour tout le monde et un petit effet de lassitude commence à se faire sentir. De plus ces conditions un peu extrêmes ne sont pas trop bonnes pour la santé sur la longueur. Par exemple je sens à nouveau mes sinus se manifester mais comment pourrait-il en être autrement : il faisait trois degrés lors de ma sortie la plus chaude au cours de la semaine qui vient de s’écouler et il faisait un degré pour toutes les autres.
Il faut prendre son mal en patience et ne pas s’énerver ; et se souvenir aussi que l’été passé a duré jusqu’à la fin du mois d’octobre.
Les sorties avec le club de Knokke étaient très sympas et comme je m’y attendais, très rythmées. Quelques élites sans contrats se sont joints au groupe et jeudi un pro de l’équipe Chocolat Jacques nous a accompagné pour une partie de la sortie. Il n’y a rien à faire, rouler contre le vent est une spécialité que je ne maîtrise pas autant que ces gars : mercredi il y avait des rafales à 60 km/h et chaque prise de relais me mettait dans le rouge alors que certains se baladaient. Jeudi je suis resté caché dans les roues et alors que la moyenne était plus élevée, mes pulsations moyennes étaient plus basses.
Ce dimanche a lieu la première manche de la Wallonia Cup à Dinant mais ce n’est qu’en fin de semaine que je déciderai de m’y rendre ou pas en fonction de ce qu’il m’aura été possible de faire au cours de la semaine qui vient. Je pourrais éventuellement ma rabattre sur le chrono de mon ancien club de triathlon qui a lieu dimanche également. Il y a cependant une chance pour que je ne fasse ni l’un ni l’autre car si je tiens en fin de semaine la même forme qu’hier sur les rouleaux, je ferais tout aussi bien de viser un podium au championnat de grasse matinée. Il faut dire que vendredi F. a absolument voulu nous faire faire du cuistax ; il y avait plusieurs années que je ne m’étais pas livré à ce genre d’exercice et je ne pense pas que l’on puisse trouver quelque chose qui vous tue davantage à la fois le dos et les jambes.
Tiens, il y a du soleil…il se pourrait bien que la longue journée de travail prévue initialement se termine en petite sortie d’aération cet après-midi :-)

mercredi, février 22, 2006

Always look at the bright side of life


Mes déboires et déconvenues de ces dernières semaines sont oubliés. Il aura suffi d’une bonne séance relativement intensive et d’une visite à la salle pour me rendre compte que non seulement je ne suis plus malade mais qu’en outre je suis étonnamment en forme et que la force est toujours au rendez-vous. Les pulsations moyennes au repos ne quittent plus une douce mais encourageante pente descendante et mon poids semble vouloir faire de même. Du coup, la motivation revient également, je suis impatient d’aller faire cette course samedi et d’être en vacances la semaine prochaine.
Les vacances à la mer sont toujours l’occasion de sorties bien rapides avec des types qui roulent depuis des années contre un vent parfois plus dur à remonter qu’un col des alpes. Autant dire que les relais que je prends avec ces gars là me mettent dans le rouge à tous les coups, du moins dans le premier groupe. Par contre, leur grande habileté à rouler en éventail fait que même lorsque le vent est fort, les moyennes restent élevées et il n’est pas rare de rentrer avec une moyenne au-delà des 40 km/h. En semaine, il y a toujours des coureurs amateurs ou quelques élites s.c. qui viennent se joindre au groupe pour tout ou partie de la sortie et qui impriment en général un rythme très soutenu.
Dimanche, je devrais en principe me rendre à vélo à la mer ce qui me fera une sortie de 120 kms. Le parcours est un peu triste entre Alost et Gand, mais passé Gand il ne quitte plus les canaux et passe par quelques-uns de ces endroits typiques du paysage flamand : rangées d’arbres, canaux, horizon plat… Avec un peu de chance, je trouverai quelqu’un pour m’accompagner et si le soleil veut bien se montrer comme l’annonce la météo (« Pendant le week-end, nous connaîtrons un temps sec avec des périodes ensoleillées… »), cette journée pourrait bien se révéler enchanteresse.
Ce sera aussi l’occasion de faire l’une ou l’autre sortie avec F. pour qui ce sont toujours des moments inoubliables ; il me parle encore de nos balades du mois d’août avec quelque chose dans les yeux que de nombreux cyclistes que je connais n’ont plus. Ceci m’amène d’ailleurs à me rappeler que la base de tout doit être le plaisir et que cela n’a aucun sens de vivre ma passion pour le vélo en y appliquant en quelque sorte le principe de la double peine : l’obligation de rouler quand on n’en a pas envie et la culpabilité de ne pas y être allé quand on a finalement renoncé. Pathétique.
Demain je vais me faire une belle sortie de trois ou quatre heures en décontraction, l’occasion de me vider la tête des soucis professionnels de ces derniers temps. Ces soucis s’étant par ailleurs résolus au-delà de toute espérance, c’est un Rascal tout neuf et gonflé à bloc qui écrit ces lignes.
Malheureusement avant d’en arriver là, mon vélo à besoin d’un sérieux coup de …nettoyage, autant dire que je sais quoi faire ce soir si je veux prendre la route demain sur une monture à la hauteur de mon humeur du moment.

lundi, février 20, 2006

Mon nez est une usine à Slime


Les choses ne vont pas toujours comme on le voudrait. Alors qu’au début du mois de février j’étais prêt à bouffer du lion, sûr que j’allais abattre un boulot formidable à l’entraînement, voilà que je suis stoppé pas un stupide rhume qui n’a rien trouvé de plus intelligent à faire que de me faire, pour la première fois de ma vie, goûter aux délices de la sinusite.
J’ai cru tous les jours que j’irais mieux le lendemain mais en définitive j’allais de plus en plus mal. Chaque sortie effectuée tant bien que mal, parfois sous la pluie de bout en bout, ne faisant qu’aggraver la situation. Au final je me retrouve avec un volume d’entraînement famélique.
Jamais je n’aurais imaginé qu’une sinusite puisse être aussi douloureuse. Lors de certaines sorties le moindre petit gravillon sur le quel je roulais me donnait la sensation de perdre des dents. Les nuits étaient pires que les jours et je pouvais m’estimer heureux quand je parvenais à trouver plus de quatre heures de sommeil d’affilée.
Trêve de plaintes…I’m back. Surtout ne pas s’en faire pour deux petites semaines au ralenti en début de saison. J’ai toujours ce sentiment que tout est à refaire dès que j’ai un pépin mais si je veux bien regarder les choses de manière objective, ce n’est pas vraiment le cas et je suis sûr que d’ici quelques jours j’aurai retrouvé les agréables sensations éprouvées il y a de cela quelques semaines.
Je dois absolument veiller à bien me reposer cette semaine car je maintiens envers et contre tout ma participation à la course sur route à Callenelle samedi prochain. Je ne me mets aucune pression, si je suis décroché je termine « tranquille », le but étant de faire du rythme. C’est également important de m’y rendre pour combattre ma tendance déjà évoquée à la procrastination.
A peine ce post terminé j’ai la ferme intention de me rendre à la salle de sport pour faire chauffer la fonte.
Demain, il est prévu une sortie VTT de 3 heures. Quand je jette un œil à l’extérieur, je suis quelque peu inquiet car la météo est une fois de plus exécrable. L’hiver semble ne plus finir et tout le monde commence à en avoir marre. Il est par ailleurs assez symptomatique de constater que je ne suis pas la seul à être tombé malade. Seule solution, la forêt de Soignes, elle tue les plaquettes mais j’y serai plus à l’abri que dans les champs de patates (si chers à Polo) de Dilbeek ;-)

lundi, février 13, 2006

Fatal Obstruction


J’ai posté à peu près autant de messages sur ce blog la semaine passée que j’ai parcouru de kilomètres, une misère. Ma fatigue du début de semaine n’était donc pas tant due aux sorties éprouvantes mais à la bonne crève qui s’annonçait et que je n’ai pas vu venir. Résultat j’ai l’impression de vivre depuis cinq jours avec un paquet de Pollyfilla dans le nez.
J’ai souffert de violentes migraines ce week-end et mes bronches ont l’air d’avoir été ramonées à la brosse métallique. Ça m’a fortement contrarié dimanche car j’avais rendez-vous dimanche avec deux potes avec qui je me faisais un plaisir d’aller rouler dans le brabant wallon. J’ai du annuler,…partie remise.
Ça commence seulement à aller mieux et j’envisage d’effectuer demain ma première sortie depuis une semaine. Je ne panique pas trop quant au retard de préparation, d’abord parce que je n’ai pas le choix et ensuite parce que je pense que ça ne va pas être trop pénalisant si je travaille bien lors des séances de ces prochaines semaines.
La grosse surprise de ce matin résidait dans mes pulsations : 38 !!! Je pourrais prendre ça pour un signe de sous-entraînement mais je préfère bien entendu considérer que si je suis malade, au moins je suis bien reposé. On jugera demain sur le vélo.

lundi, février 06, 2006

Ne pas finir fatigué


Je suis un peu marqué par mes efforts d’hier. Je m’en veux un peu car c’est un manque manifeste de prudence. Ce matin j’avais encore une relative énergie mais cet après-midi je suis pris de somnolences dont je pense qu’elles sont dues à un fond de fatigue mal récupérée. D’un certain point de vue, si je récupère bien, ce sera tout bénéfice mais c’est sans aucun doute le moment d’être vigilant. Ceci corrobore le principe selon lequel la qualité prévaut sur la quantité, surtout quand on a un emploi du temps qui n’est pas celui d’un coureur professionnel. En effet, pour le genre de sortie d’hier, 48 heures sont nécessaires pour une récupération efficace alors qu’une sortie bien ciblé et considérablement plus courte se récupère en 24 heures. Bien sûr, il est toujours intéressant de faire quelques unes de ces longues sorties mais il faut rester conscient du fait que ce ne sont pas celles qui font le plus progresser, tout au moins si on estime avoir une base de foncier et a fortiori si les objectifs ne portent pas sur des épreuves au long cours. Conclusion, la semaine prochaine j’irai en voiture au rendez-vous du club afin de limiter la sortie à trois heures grand maximum. Je m’en veux d’autant plus qu’en général les sorties du dimanche avec le club sont « libres » alors que celle d’hier était la seule de mon programme pour laquelle je devais veiller à ne pas faire trop d’effort et dixit mon entraîneur à… « ne pas finir fatigué ».

dimanche, février 05, 2006

Pour le plaisir.


Si j’ai cru au cours de cette semaine que je n’arriverais pas à effectuer le volume initialement programmé, je me suis mis le doigt dans l’œil. Certes la séance de trois heures de VTT que j’aurais du faire mercredi s’est malheureusement transformée en séance d’une heure de home-trainer mais il n’en demeure pas moins qu’au final j’aurai augmenté de manière assez sensible le volume global par rapport aux semaines précédentes.
Samedi j’ai fait une belle sortie de trois heures avec des accélérations et j’ai pu percevoir tout le bénéfice des séances de force des dernières semaines, les pulsations ont encore un peu de mal à vraiment grimper mais il est encore très tôt dans la saison et l’année dernière ce n’est qu’au mois de septembre que j’ai été en mesure de taper quelques maxima. Il est vrai qu’un de mes objectifs est cependant d’arriver à ce niveau beaucoup plus tôt dans la saison. Le seul petit bémol de cette sortie est que quand je mets vraiment la gomme, il me reste une petite douleur au dos qui doit encore et toujours être un résidu de la chute d’il y a trois semaines (soit dit en passant, ma plaie est guérie). Tout ceci ne pèse à vrai dire pas très lourd comparé au plaisir intense que j’ai éprouvé au cours de cette sortie, une joie due tout autant au simple plaisir de rouler qu’à la constatation évidente des progrès que ma « nouvelle » méthode d’entraînement va ma permettre de réaliser.
Le soir je me suis rendu au repas annuel du club. Ce fut l’occasion de passer quelques heures à discuter sorties, entraînements, objectifs, matériel etc. Les cyclistes sont de sacrés monomaniaques. L’essentiel de la soirée se passa en d’interminables polémiques sur le meilleur moment pour commencer à faire de l’intensité, le nombre de kilomètres qu’il faut avoir à tel ou tel moment ou encore sur le poids de forme et l’alimentation. Je n’ai pas manqué de me faire copieusement chambré car je suis le seul coureur à avoir mangé le dessert (crème glacée, chocolat et Chantilly) et ce fut pour moi l’occasion de défendre l’approche « plaisir » que j’ai du vélo.
Les excellentes sensations du samedi m’ont aidé à m’extirper de bonne heure de mon lit malgré le temps maussade qui régnait dehors. Je n’ai pas commis l’erreur d’il y a deux semaines et j’ai pris le temps d’enfourner un très copieux et varié petit déjeuner. Autre écueil évité : la nécessité de flinguer comme un dingue pour arriver à temps au départ ; je suis parti suffisamment tôt et j’ai pu parcourir les 25 bornes qui me séparent du départ à véritable allure d’échauffement en ne dépassant que très occasionnellement les 130 pulsations.
Arrivé devant le magasin (le départ), je constate avec surprise que nous sommes très peu nombreux. C’est d’ailleurs une tendance qui se confirme ces dernières semaines et si la météo doit y être pour quelque chose, je pense pour ma part que certains ont déjà fait trop de sorties longues dans le froid et que leur motivation à se lever le dimanche pour affronter les éléments s’est déjà un peu émoussée. Nous sommes par contre rejoints par deux « nouveaux », qui n’appréciant que très moyennement l’ambiance qui règne dans le groupe d’Ophain – où vont rouler certains de nos coureurs – ont préféré venir travailler leur foncier avec nous.
Nous avons effectué le circuit habituel, que nous allons allonger dès la semaine prochaine, mais nous nous sommes quand même permis quelques passages dans le rouge sur l’une ou l’autre bosse. Rien d’extrême du tout, juste un petit réveil de la mécanique cardiaque. Arrivé à Lennik on s’est pris une sérieuse averse. C’est dingue l’effet que me fait la pluie à vélo ; elle accroit ma concentration et la qualité de mes sensations de façon étonnante, du coup je n’ai plus quitté la tête du groupe pendant une demi heure en augmentant sensiblement le tempo. Il en a toujours été ainsi et je suis certain que je ferais un meilleur résultat en course sous la pluie que sous le soleil.
Après Halle, comme j’avais donné à tout le monde de se tirer une petite bourre, nous avons fait une petit dizaine de minutes à bloc en relais. Le pied. Je n’avais plus joué à ça depuis le mois d’août avec le groupe du Casino à Knokke. Le compteur n’est que rarement descendu sous les 40 même sur les petites bosses, j’avais de super jambes et je m’amusais comme un gamin…par contre ce qui n’était prévu au programme ce sont les 181 pulsations. Pour une sortie au cours de laquelle j’étais sensé ménager mes efforts c’est loupé ;-)
Le retour s’est fait plus calmement par le canal mais malheureusement j’ai souffert du froid. 116 kms avec un seul petit degré et une bonne averse, il n’y a rien à faire c’est éprouvant. J’ai favorisé le plaisir cette fois-ci mais il faudra à l’avenir que je sois vigilant car je suis un peu éprouvé ce qui n’était pas le but donc…tôt au lit toute la semaine ! Cette optique « récupération » me permettra en outre d’aller samedi prochain rouler avec le groupe de cyclotouristes du paternel, il y a longtemps. Ce sera par ailleurs l’occasion de discuter avec l’un ou l’autre qui ont apparemment l’intention de se rendre à la Marmotte ; j’avais décidé de ne pas y aller cette année mais j’ai une revanche à prendre et si tout est organisé, je me laisserais peut-être bien faire malgré tout. Pour autant bien sûr de ne pas mettre en péril mes autres objectifs qui restent focalisés sur la saison de cross-country.
Je commence à penser avec sérieux aux compétitions à venir. Il me semble que c’est le moment idéal pour travailler l’approche psychologique et éviter le problème de « procrastination » rencontré les années précédentes. Pour le moment, la confiance est là et quand je vois les relais que j’ai pris ce matin, je ne vois pas pourquoi je n’arriverais pas à me cacher dans les roues le 25 à Callenelle, je ne pourrai de toute manière qu’améliorer mes prestations car l’année passée, lors de la première course sur route, je me suis fait largué après 25 bornes. Je me rappelle avoir été véritablement à la ramasse, au point de me demander où j’ai été trouvé la motivation de me remettre un dossard sur le dos la semaine suivante.

A part ça … j’attends comme tout le monde l’arrivée d’une météo plus clémente.

jeudi, février 02, 2006

Smog, fog, ... n'en jetez plus.


Il y a deux semaines alors que je faisais remarquer à A. que la météo de janvier nous avait permis de sortir davantage qu’en 2005 il m’avait répondu qu’il y aurait encore des jours de repos forcés…il ne croyait sans doute pas si bien dire tant la météo de ces derniers jours est contrariante. Non seulement le thermomètre refuse obstinément de passer la barre du zéro mais en plus la durée de cette période de froid a pour conséquence que la région bruxelloise connait actuellement un pic de pollution. Ceci compromet évidemment la sortie que j’avais prévue aujourd’hui car il est recommandé de ne pas faire d’efforts prolongés à l’extérieur. Sans compter que les routes et chemins ressemblent à des patinoires, je me vois très bien remettre le steak qui habite ma hanche gauche sur le gril. C’est d’autant plus irritant que j’ai une très grosse envie de rouler, que cette semaine devait être une semaine avec pas mal de volume et que si ça continue ça va se réduire à peau de chagrin.
Mardi j’ai fait mon premier test sur trois kilomètres. Je suis un peu déçu mais le froid est pour beaucoup dans ma médiocre performance. Ce qui est cependant positif c’est que j’ai trouvé sur le zoning de Zellik le terrain idéal pour pratiquer ce test, chaque tour faisant exactement 1500 mètres. Mardi soir il gelait et j’avais peur de tomber dans les virages (4), je devrais donc bien améliorer mon temps rien que sur la vitesse dans les virages – ce qui en terme d’évaluation de la progression de la forme ne sera pas très parlant je le concède. Ce qui est bizarre c’est que j’étais à bloc par moments et qu’en termes de pulsations je suis resté loin de mon maximum.
Au total de la sortie j’avis un peu plus de deux heures de selle et je dois dire que ce fut plus dur psychologiquement que physiquement : deux heures sur un circuit de 1500 mètres, il ya de quoi devenir neurasthénique.
Pour le reste, le poids et les pulsations descendent, il ne me reste plus qu’à…rouler à vélo.

lundi, janvier 30, 2006

Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille.


Je sors de ma semaine de repos dans les meilleures conditions possibles. Je suis reposé, en forme, motivé, prêt à affronter sereinement la charge de travail des semaines.
Ces derniers jours ayant pratiquement été les plus froids de cet hiver, je n’aurai pas pu faire beaucoup de kilomètres, ce qui m’est tout d’abord apparu comme un fâcheux contretemps mais qui au vu de mes sensations ce matin me semblent à présent être une aubaine. J’aurai en effet pu faire de belles séances de home-trainer et j’aurai d’autre part pu me reposer comme il faut, ce qui est parfois plus difficile à mettre en place qu’une grosse séance d’entraînement.
Hier soir, j’ai présomptueusement estimé qu’il n’était plus vraiment nécessaire de continuer à traiter ma plaie à la cuisse. Au cours de la nuit j’ai été assez brutalement rappelé à la réalité lorsque je me suis levé alors que la plaie avait décidé d’entamer une relation intime avec mon drap de lit, leur séparation fut assez douloureuse mais le réveil fut diablement efficace. Ce matin, j’apprends par mon pharmacien que le traitement dure en principe 4 à 6 semaines, ceci explique cela…
Hier au cours de mes séances de home-trainer, j’ai constaté avec un intense plaisir que je monte indéniablement en puissance, je fais à présent des séances qui m’aurait tuées il y deux ans avec une facilité assez motivante. Bien sûr bien des choses ont changé dans ma vie depuis cette période et sur lesquelles je ne m’étendrai pas ; mais s’il y a parfois des décisions qu’on regrette, il en est d’autres qu’on regrette de ne pas avoir pris plus tôt, ce qui est en l’occurrence le cas.
D’ici une dizaine de jours, je « fêterai » le premier anniversaire d’une décision de ce genre – je sais c’est évasif maison a beau rendre son journal public, on en conserve pas moins une part d’intimité et de discrétion – et ce sera sans aucun doute l’occasion d’en mesurer tous les bénéfices mais aussi de jeter un regard quelque peu amer en arrière sur les années gaspillées avant d’être à même de prendre cette fameuse décision.
On part à la fin du mois pour 9 ou 10 jours à la côte où je pourrai retrouver les gars du Casino Team et leurs moyennes endiablées, je suis curieux de voir à quel niveau je me situerai par rapport au mois d’aout durant lequel je les avais également accompagnés. Ça devrait me faire une belle semaine d’entraînement. Nous devions normalement partir en Espagne à cette période avec le club mais étant donné que rien n’est encore confirmé, que H. a à nouveau quelques petits soucis de santé, que F. veut absolument se rendre à son camp scout et que notre budget n’est pas à son top, nous avons décidé de changer notre fusil d’épaule. Ça ne devrait en outre pas m’empêcher de participer comme prévu à une course sur route le premier samedi des vacances de carnaval à Callenelle.
A ce sujet, je suis complètement décontracté. Non seulement parce que je m’y rendrai sans une once de pression mais surtout et c’est sans doute le plus important parce que j’ai l’impression que je m’y défendrai beaucoup mieux que je n’ai pu le faire l’année passée. Si je pouvais me débarrasser aussi facilement de cette appréhension vis-à-vis de la compétition qui m’a poursuivi tout au long de l’année dernière, ce serait vraiment fantastique mais je ne sais pas pourquoi, j’ai un peu de mal à y croire. En tous cas, il ne faut pas en la matière « vendre la peau de l’ours etc. » et je me demande ce que j’aurai à en dire au cours des jours qui précéderont la course. Le mieux que je puisse faire est de continuer à me préparer avec sérieux et…plaisir ! C’est vraisemblablement le maître mot de toute cette affaire : aussitôt que j’aurai trouvé un véritable plaisir en course, il y a gros à parier que ces vielles peurs ne seront plus que de souvenirs sur lesquels je porterai un souvenir amusé.

jeudi, janvier 26, 2006

C'est quand la poule est au repos qu'elle produit beaucoup


J’ai beau avoir dit que je n’aimais pas les jours de repos, force m’est d’admettre qu’au final ils me font du bien. En effet, non seulement ce matin j’avais des pulsations particulièrement basses mais ce soir à la salle j’ai du vérifier que je m’étais pas tromper dans les charges car j’avais carrément l’impression de ne rien pousser. Le retour à la maison fut néanmoins beaucoup moins drôle car j’avis oublié de prendre ma Flammazine et mes pansements si bien que je suis rentré de la salle avec la couture du pantalon qui jouait la râpe à fromage contre ma brûlure restée à vif…un grand moment.
Demain une nouvelle journée de repos au programme, ce qui devrait donc me permettre d’avoir les batteries complètement rechargées pour un week-end relativement chargé : samedi, un test sur 3 kms reporté pour cause de météo et dimanche une sortie longue avec le club. La semaine prochaine devrait également être sensiblement plus lourde que celles qui viennent de passer, des longues sorties en VTT, du travail spécifique…
Cette semaine n’aura jusqu’ici pas été trop favorable à la pratique du cyclisme et j’ai du me rabattre hier soir sur le home trainer. Il y avait un petit moment et c’est avec un certain plaisir que j’ai pu constater les progrès effectués ces dernières semaines : je suis incroyablement plus à l’aise à développement et résistance égaux qu’il y a trois semaines…c’est encourageant.
Demain je dois trouver une tige de selle pour mon VTT, il y a plus pénible comme activité, d’autant plus que ce sera une fois de plus l’occasion de discussions interminables avec A. sur les mérites comparés de nos entraînements respectifs.
Avant cela, je vais rendre visite à l’ostéopathe dont j’espère qu’il va me remettre en place tout ce que le chute d’il y a deux semaines a déplacé…il aura du boulot.

mardi, janvier 24, 2006

Sweet endomorpin


Je n’aime pas les journées de repos. Ce qui me pèse le plus c’est que je n’ai pas l’occasion de trouver au cours de ma journée ces quelques heures d’évasion que me procurent mes activités sportives. Je fais un boulot assez stressant et quand je n’ai pas la possibilité de faire une coupure même assez brève, j’ai toujours le sentiment d’être plus fatigué que si j’avais fait une sortie de trois heures à vélo. De plus, en rentrant du bureau je serai plus irritable qu’au retour de mes sorties et finalement je finirai au lit éreinté d’une fatigue nerveuse dont je me serais bien passé. Certains me diront que cette dépendance au sport est pathologique mais je suis entouré de personnes pour qui la dépendance au travail est à mes yeux tout aussi exagérée et me semble-t-il moins bénéfique pour l’équilibre.
Je lis énormément de revues, de forums, de livres, de blogs…et je suis souvent étonné de voir que peu nombreux sont ceux qui abordent ce sujet avec recul, pertinence et sincérité. Je reconnais pour ma part volontiers ce que peut avoir de malsain mon rapport au sport, qu’il y a quelque chose du comportement d’un toxicomane dans ce besoin de faire faire des efforts importants à son organisme et que je suis en quelque sorte esclave de cette sensation que j’éprouve au retour des sorties d’entraînement. Je ne me cherche pas d’excuses et mon principal souci est de ne pas pénaliser mon entourage du fait de cette addiction, d’en faire un plaisir certes égoïste mais qui soit de nature à ne heurter personne.
Sur le front des croutes tout va mieux.
Demain je procède à la première évaluation de l’année sur route. Je ne sais toujours pas trop où je vais bien pouvoir trouver un circuit plat de plus ou moins trois kilomètres et relativement à l’écart de la circulation ?
Ça y est, j’ai tout de même décidé d’aller faire une course sur route vers la fin du mois de février pour faire un peu de rythme avant la reprise du cross-country. Comme je m’y rendrai sans aucune pression, je ne serais pas surpris de ne pas trop mal rouler, c’est toujours comme ça.
J’ai reçu aujourd’hui mon programme du mois de février…nette augmentation du volume ; mon poids devrait baisser. J’ai d’ailleurs cessé de m’en faire à ce sujet, après tout on est janvier non ? Mmmh…si j’en parle c’est que je m’en fais sans doute encore un petit peu. Pour quelqu’un qui se veut lucide et honnête par rapport à ses obsessions, il me semble que je me mords la queue sur ce coup là.