lundi, juin 26, 2006

Des cols, du fendant et de la raclette


Je n’ai pas posté depuis une éternité mais à vrai dire je n’ai pas non plus eu énormément l’occasion de rouler. J’entretiens tout au plus la condition. En fait je pars demain pour la Suisse et je n’ai pu obtenir ces quelques jours de vacances qu’au prix d’une surcroit de travail au cours de ces derniers jours. Par contre, dès demain c’est le bonheur pour quatre jours de vélo en montagne.

Je vais prendre le VTT et une paire de roues slicks histoire de pouvoir profiter à fond de tous les types de terrain mais il va sans dire que je devrais trouver sur place un terrain de jeu pour le VTT que peu d’autres régions peuvent offrir.

J’écris ce post en vitesse avant de me coucher car la journée de demain va être longue (850 Kms) et je tiens à être frais et dispos pour, pourquoi pas pouvoir enfourcher le vélo dès mon arrivée pour une petite sortie de dérouillage d’une heure.


 

jeudi, juin 15, 2006

Nouveau jouet.


J’ai utilisé hier soir pour la première fois mon nouveau home-trainer. J’en avais déjà un bien entendu mais Vaneyck faisait une promotion incroyable sur un modèle qui me tentait depuis longtemps et je n’ai pas pu résister. En gros, ce modèle permet d’une part de suivre ses performances en direct sur un PC mais aussi de programmer des entrainements en configurant la distance et la pente du parcours.

Ce qui est particulièrement intéressant c’est que la puissance est affichée en direct. La puissance c’est définitivement ce qui compte vraiment sur un vélo. La vitesse, la cadence, les pulsations etc. c’est très bien mais en dernier ressort, c’est la puissance qui parle, en particulier je dirais même que c’est le nombre de Watts par kilos qui est la mesure ultime. La capacité à maintenir une puissance élevée durant une période relativement longue fait le champion…ou le fer à repasser. A titre indicatif, Basso a fait une moyenne de 410 watts sur les ascensions les plus significatives (Monte Bodone, Mortirolo…) du dernier Giro et il est donc capable de maintenir une telle puissance durant plusieurs heures au cours d’une étape.

Retour sur terre, à savoir sur mon home trainer au fond de ma cave, et à des mesures moins extraterrestres. Je m’étais concocté un petit programme d’intervalles sur 2x5 côtes d’un kilomètre à 4%. Ça n’a l’air de rien mais aujourd’hui j’ai tout de même les grosses cannes. Du point de vue de la puissance, j’ai un pic à 566 watts pour une moyenne de 200 watts. Bien sûr c’est le l’intervalle et la moyenne de puissance est tempérée par les périodes de récupération mais sur le « bosses », je faisais à peu près 300 watts. Au terme de chaque bosse d’un kilomètre, j’étais content de pouvoir me reposer un petit peu et la perspective qu’il soit possible de pousser 410 watts pendant des heures m’a laissé sérieusement songeur.

Quoi qu’il en soit, ce fut une très chouette séance et ces fonctionnalités qui pourraient passer de prime abord pour du gadget, ajoutent à la motivation en rendant ludiques des séances qi pourraient autrement être particulièrement ennuyeuses et rébarbatives.

Demain, le cours que je suis cette semaine devrait se terminer vers 14.30 et j’ai déjà ma petite idée quant à ce que je pourrais bien faire de on temps avant que C. ne parte au tennis… Le temps me convenant davantage qu’au cours de dernier week-end, j’en profiterais bien pour faire une « longue », bien que la fatigue que ce genre de sortie engendre pourrait bien se révéler pénalisante si je veux arriver à suivre le groupe A samedi matin au départ du <Linde».

mardi, juin 13, 2006

Chaud comme une baraque à frites…


Il faut se rendre à l’évidence, j’ai pris un sérieux coupe chaleur samedi matin. J’ai d’abord cru que j’avais simplement eu eu une petite défaillance ou tout au moins un jour « sans » mais c’était sans doute plus que ça. En effet, dimanche je n’avais toujours pas récupéré et lorsque je suis aller rouler avec C. en fin d’après-midi j’ai eu de sérieux problèmes. Tout d’abord, j’étais littéralement sans force. On a roulé à 25 de moyenne et j’avais l’impression de na pas pouvoir aller plus vite, épuisé. Ensuite, prévoyant, j’avais emmené le Camelbak mais je buvais sans étancher ma soif, l’eau me tombait sur l’estomac ; n’ayant pas réussi à bien manger depuis samedi midi, je me sentais en outre constamment à la limite de la fringale. Enfin après une quarantaine de kilomètres, j’ai été pris d’une crise de frissons carabinée et en rentrant C. me trouvait fiévreux.En somme je me demande si je ne me suis pas payé une bonne petite insolation…

Hier je n’étais toujours pas très bien mais aujourd’hui après un bon repas hier soir et une bonne nuit de sommeil, c’est à nouveau la forme. Ceci dit si la température ne baisse pas un petit peu, je me tournerai davantage vers le home trainer que vers la route pour éviter tout nouveau problème. Dommage de devoir rester à l’intérieur après s’être plaint de l’arrivée tardive de l’été …

dimanche, juin 11, 2006

A boire !

Bonne surprise ce matin, alors que je m’attendais à accuser le coup suite à ma petite défaillance d’hier, j’ai très bien récupéré, en tous as c’est ce que semblent indiquer les pulsations au repos. Par contre je n’ai repris qu’un kilo sur les 2,5 perdus hier. Ce n’est pas plus mal car de façon inexplicable j’ai pris un peu de poids sur les deux dernières semaines. Ça n me tracasse pas outre mesure mais bon…je me verrais bien me stabiliser autour de 78.

F. a remporté hier sa première victoire, pas à vélo mais en course à pied. Il ne quitte plus sa médaille d’or et a dormi avec. A l’arrivée de la course je me suis surpris à émettre un grand « YESSSS » , je suis fier comme un paon.

En fin d’après-midi je vais rouler avec C. et je me demande vraiment comment je vais éviter la déshydratation, on annonce 30 degrés. Je prendrais bien le Camelbak mais c’est loin d’être agréable de rouler avec un sac sur le dos. Comme on est dimanche ça risque également d’être difficile de s’arrêter pour faire le plein dans un magasin…

samedi, juin 10, 2006

Chaud devant …derrière aussi.


Bon la semaine n’avait pas été terrible et mis à part la sortie de lundi je n’avais rien pu faire. J’avais bien prévu de me décrasser un peu le moteur et les jambes vendredi soir sur le magnifique home trainer flambant neuf que je me suis payé mais l’emploi du temps professionnel de C. en a décidé autrement, ce qui fait que je me suis trouvé au départ « In de Linde » pas trop préparé.

C’est parti assez fort et un groupe s’est assez vite dégagé. Après une quarantaine de bornes, alors que je venais de prendre un relais qui m’avait mis dans le rouge, quelques gars ont posé une mine et je me suis retrouvé avec 10 mètres dans la vue, puis 20, puis 50 etc. J’ai roulé seul pendant un bon moment puis j’ai repris deux autres lâchés et on est rentrés ensemble à la rame.

Je n’ai pas trop bien encaissé ce premier jour de grosse chaleur, j’accusais une perte de 2,5 kilos au retour de la sortie (95 Kms), ce qui me semble exagéré.

Demain on annonce à nouveau de grosses chaleurs et comme je ne peux pas aller rouler le matin, j’irai en fin d’après-midi. C. m’accompagnera, ce sera pour lui la dernière sortie avant son départ mercredi pour le Ventoux…jalousie. Pour me venger ce sera 100 bornes avec bosses et une mine dans chaque bosse ;-)

mardi, juin 06, 2006

Gros weekend de gros plaisir en grosse forme


Grosse surprise ce week-end. La semaine passée je n’avais pas eu trop l’occasion de rouler et je me sentais un peu fatigué, comme engourdi. Je m’attendais donc à de plutôt piètres performances au cours du week-end.
Vendredi, je ne suis pas rentré du travail suffisamment tôt pour me permettre une longue sortie mais j’ai tout de même sorti le vélo pour 35 kilomètres tout en relaxation. Ces petites sorties peuvent passer pour inutile au premier abord mais j’ai pu remarquer qu’elles me font le plus grand bien après quelques jours de coupure et avant un programme un peu chargé.

Samedi, je ne me sentais toujours pas super bien, un peu flemmard, mais la météo se décidant enfin à se montrer plus clémente je suis parti pour mon tour vers Ninove et l’appétit est venu en mangeant, les sensations s’améliorant au fil des kilomètres. J’ai fait un peu de braquet le long de la Dendre, très sympa.

Dimanche, je me suis rendu à Tubize à vélo pour rejoindre l’entraînement du club. Alors là, ce n’est pas compliqué, j’avionnais. J’ai pris un max de vent, répondu à toutes les accélérations, placé moi-même quelques mines et tout ça avec une certaine facilité. Bien sûr A. n’est pas au mieux pour le moment mais j’ai tout de même apprécié de le larguer sur l’une ou l’autre bosse après tant de mois et d’années au cours desquels ce fut l’inverse. Il dit qu’il n’est pas trop bien et qu’il se demande s’il n’a pas la mononucléose. Mon analyse est plus simple, il est surentraîné et tout simplement en train de devenir anorexique. 65 kilos tout mouillé et il part à jeun avec de l’eau dans le bidon car il se trouve trop gros et qu’il a mangé un barbecue la veille… Tous ces types qui se basent sur les comportements des pros pour établir leur façon de s’entraîner se foutent tout simplement la santé en l’air. Je remarque une évolution dans le monde des amateurs de cyclisme ces dernières années. En effet, aujourd’hui la majorité des cyclo-sportifs ont adopté un mode de préparation scientifique. C’est très bien dans l’absolu mais le risque de dérive est grand. Il y a une quantité invraisemblable d’articles, de revue, de sites et j’en passe qui dispensent une information certes judicieuse mais le problème est que certains essaient d’intégrer et d’appliquer l’ensemble de ces recommandations et se retrouvent au final avec un mode de vie et un volume d’entraînement incompatible avec une vie professionnelle et une vie de famille. Tout le monde s’y retrouve sauf le gars qui est cramé, physiquement ou psychologiquement, au bout de quelques années, si ce n’est au bout de quelques mois. Les revues, les vélos, les produits, les compléments alimentaires etc. se vendent bien et tout ce commerce fait et fera encore de nombreuses victimes. Un exemple ? La carnitine a été vendue pendant des années comme un produit « mangeur de graisse » et entraînant une perte de poids : articles dans les revues spécialisées, toutes les marques de compléments en propose…. Aujourd’hui que les études à ce sujet sont plus nombreuses, on s’aperçoit que la perte de poids est due à une fonte musculaire…Une fois de plus il m’apparaît comme essentiel de placer le plaisir au centre des motivations ; je n’ai jamais entendu autant de gars dire qu’ils roulent contre leur goût que ces derniers mois.

Quoi qu’il en soit, j’avais 130 bornes au compteur une fois à la maison. L’après-midi fut consacrée à une intensive séance de tennis télévisuel, les pieds en l’air, bien calé dans le canapé, une main dans le bocal à bonbons.

Lundi enfin, je me suis rendu à Ganshoren pour le brevet du CTB. Comme je devais être rentré assez tôt, je ne suis pas lancé sur le 115 mais sur le 70 et j’ai été bien inspiré car les efforts de la veille se faisaient sentir. Je suis resté « petit plateau » et simplement fait quelques sprints courts pour essayer de faire disparaître les douleurs musculaires. P. m’a accompagné, nous avons taillé une longue bavette de 2h30. Le parcours par contre était très décevant, j’ai l’impression qu’on a évité tous les jolis coins du Pajottenland. Sans parler du retour la ville !

Excellent week-end donc mais deux petites inquiétudes cependant : je souffre toujours du dos et je me demande si je ne commence pas une petite tendinite sur la face interne de la cheville droite, à observer.

On annonce l’été pour cette semaine, précisément quand j’arrive en grosse forme et que je suis gonflé à bloc, je vais me régaler. Dimanche c’est décidé, je vais au chrono (80 Kms) VTT de Langdorp. Le plus dur sera de me forcer à prendre des jours de repos, mais suite au triste spectacle des effets du surentraînement qui m’a été proposé dimanche, je pense que ça ira ;-)

mardi, mai 30, 2006

Qui pisse contre le vent...


Malgré une météo vraiment pas favorable j’ai pu sauver le week-end.

Vendredi, alors qu’une pluie continue incitait surtout à la morosité, j’ai pris mon courage à deux mains pour monter sur le home-trainer. Je crois que c’est la première fois de ma vie que je fais du home-trainer à la fin du mois de mai. Face aux intempéries, il y a manifestement deux écoles, je dirais même deux écoles et demie.
La première, c’est : « Je m’en fous, je sors par tous les temps… ». Personnellement je n’y crois qu’à moitié et à quelques exceptions près les gars qui me disent ça ont la moitié de mes kilomètres au compteur. De plus, outre le désagrément instantané de la sortie sous la pluie, je me passe très volontiers des autres également : le rhume après trois sorties, le nettoyage du vélo trois fois par semaine etc.
Le seconde, c’est «je ne suis pas un pro, je roule quand le temps le permet ». C’est un peu mon option. Le problème avec des années comme celle-ci c’est que ça ne mène pas très loin du point de vue des kilomètres et le home–trainer sur la longueur rend à peu près aussi neurasthénique que la pluie.

Samedi, la route étant trempée j’ai préférer préserver le vélo de course et j’ai monté les roues de routes sur le VTT. Mon intention était de faire une sortie super relax mais j’avais de bonnes jambes et j’ai tout de même maintenu un bon petit rythme sur les 60Kms. Je fus seulement gêné par une douleur au dos qui dure depuis une dizaine de jours et qui ne veut pas se faire oublier.

Dimanche, j’ai fait tout ce que je pouvais pour arriver à 9 heures « In de Linde » mais je n’y parvins pas. C’est donc seul que j’ai affronté un vent très soutenu et qui allait se révéler très fatigant. J’ai opté pour le circuit de Virginal, 85 bornes pas trop vallonnées, avec la ferme intention de mettre du gaz. Je me suis effectivement bien mis dans le rouge mais j’ai connu une petite défaillance momentanée aux alentours du 50ème kilomètre. Une défaillance vraisemblablement due à l’abondance des pertes en eau. C’est tout simplement incroyable ce que je peux transpirer. Ça a toujours été le cas mais il me semble que pour le moment c’est encore plus dingue qu’avant, au point que cela me pose un réel problème pour m’hydrater correctement et ce ne sont pas les deux petits bidons que j’emmène qui m’aident beaucoup. Je vais reprendre rendez-vous chez le médecin du sport pour essayer de déterminer la cause d’une telle sudation et éventuellement essayer de dégager des solutions.

Pour le moment l’entrainement m’impose une gestion d’agenda assez proche de celle d’un ministre. C. et F. ont de leur côté une pratique de plus en plus soutenue du tennis et cela vient s’ajouter au planning qui n’en demandait pas tant. Il y a bien une alternative assez simple : aller rouler à l’aube. Bien que je sois absolument convaincu par cette solution le soir quand je me couche, un étrange phénomène fait vaciller cette ferme conviction que le réveil sonne le lendemain à 5 heures 30. Bizarre :-)

Hier après-midi F. m’a demandé de l’emmener (supplier) de faire une petite sortie VTT ce que je m’empressai de faire. Le moment était selon lui particulièrement bien chois car avec ce qu’il était tombé durant les jours précédents nous avions la garantie de revenir crottés jusqu’aux yeux, ce qui selon lui est la condition « sine qua non » d’une sortie VTT vraiment réussie. Il m’a vraiment épaté et les deux trois bosses qui lui posaient encore des difficultés il y a seulement un mois furent avalées sans trop de problèmes mais tout de même au prix d’un gros effort et quand il s’est retourné vers moi pour me dire qu’il ne sentait plus ses jambes, il y avait dans son regard de la fierté amis aussi …de la détresse.

lundi, mai 15, 2006

In de Linde


Je ne sais trop comment dire que je vis une … excellente période. Il serait vraiment malvenu de ma part d’émettre une plainte quelconque en ce moment tant les choses semblent se mettre en place de la meilleure manière qui soit. J’ai un nouveau boulot qui m’emballe, du temps à consacrer à ma famille ainsi qu’à l’entrainement, la santé est au beau fixe…que demander de plus ?
Tout cela suscite chez moi quelques réflexions. Souvent on conseille de pratiquer une activité sportive pour se sentir mieux, pour améliorer tant son état physique que psychique. Mais plus rarement est évoqué le problème de l’influence de l’activité professionnelle sur l’activité sportive. Je m’explique : chez mon employeur précédent, le travail me pesait et je n’avais jamais l’occasion de finir une journée sur le sentiment du travail bien fait, fini à temps etc. Conséquence, je n’avais parfois que peu de goût à l’entraînement et de retour à la maison je n’arriver pas à briser une certaine forme de léthargie. Aujourd’hui, je travaille sans aucun doute davantage mais chaque journée me permet d’effectuer un travail intéressant, valorisant et à même de me fournir ce sentiment de travail bien accompli cité plus haut. Conséquence, je rentre dare-dare pour sauter sur le vélo, chaque sortie étant pour moi comme une récompense bien méritée. Je rentre ensuite à la maison, disponible et de bonne humeur, d’attaque pour les devoirs, les histoires etc.
Hier, je me suis rendu pour la première fois au rendez-vous du groupe qui part à 9 heures « In de Linde ». J’ai rencontré là des gens de tous âges, d’anciennes connaissances de l’école (il y a plus ou moins 20 ans) mais surtout un groupe sympathique dans l’ensemble et à 5 minutes de chez moi. Apparemment, le dimanche ça roule plutôt relax, vers les 30 de moyenne, mais le samedi et en semaine il y a un groupe A qui tourne autour de 36, 37. Le circuit de 85 bornes est assez sympa, je connaissais évidemment le moindre mètre, et avantage non négligeable, à 12h05 j’étais à la maison. Dans ces conditions, je me demande si on va encore beaucoup me voir à Tubize où l’ambiance est parfois « particulière » sans compter que chaque sortie nécessite toute une logistique dont je me passerais bien (voiture, vêtements de rechange…).
Quand on sait en outre que de temps en temps Emile Daems fait au groupe l’honneur d’une visite…

mardi, mai 09, 2006

A l'anné prochaine Felice


De retour de Bergame, mes sentiments sont mitigés. J’ai certes passé un excellent séjour mais je suis un peu déçu de ma performance.
Du strict point de vue du séjour tout s’est parfaitement bien déroulé: le temps fut superbe, les restaurants excellents, l’hôtel convenable…rien à dire.
Je suis parti moins fort que l’année passée et je me suis retrouvé avec une moyenne de 32 au pied du premier col. Dans l’ascension de celui-ci je me sentais très bien, j’avais de la force et du rythme et une nette impression de facilité. Comme je dépassais beaucoup de concurrents et que par ailleurs peu nombreux étaient ceux qui me dépassaient, j’en ai conclu que j’étais sur de bonnes bases. Ce fut certainement une erreur comme je m’en apercevrai par la suite.
En effet, j’ai fait l’ensemble du parcours « trop facile » si bien que si j’ai amélioré mon temps par rapport à l’année dernière, je réalise néanmoins un classement très décevant.
J’ai un peu calé dans l’ascension du dernier col, la Costa Valle Imagna, le plus dur et un des plus longs. Je pense que c’est tout simplement du au manque d’entraînement spécifique en montagne, pas à un manque de condition. C’est à retenir pour l’année prochaine : partir quelques jours plus tôt et faire une ou deux reconnaissances. Par ailleurs pour réaliser quelque chose de convenable, je pense qu’il faut également faire une préparation plus spécifique passant notamment par quelques sorties du côté des Ardennes ; c’est en tous cas mon ambition ;-)
Les trois premiers cols me convenant à merveille, particulièrement le troisième, c’est définitivement là que je pourrai gagner du temps sur le chrono. Il faudra également que je m’inscrive dès les premiers jours afin d’avoir un dossard un peu plus convenable que cette année.
Quoi qu’il en soit, les efforts consentis devraient se révéler payant et je suis curieux de voir comment je vais me sentir d’ici une petite semaine de surcompensation.

mardi, mai 02, 2006

Back in business

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a un sacré moment que je n’ai plus posté sur ce blog. Et pour cause…En effet, mon changement récent d’employeur et la nature du travail qui m’occupe chez ce dernier ont sérieusement modifié mes disponibilités et s’il m’a été possible de maintenir une série d’activités, il m’a fallu en ralentir d’autres…dont la mise à jour de ce journal.
Quoiqu’il en soit, d’un point de vue strictement sportif les nouvelles sont excellentes. J’avais déjà pu m’apercevoir lors de la Vanpetegem Clasic que j’arrivais sérieusement en forme mais la confirmation m’est réellement apparue ce week-end lors de la sortie effectuée avec le club à La Hulpe. Vivement Bergame.

jeudi, avril 13, 2006

Zone sensible


Ouille. Je ne sais pas comment je me suis fait ça mais je souffre depuis deux jours de douleurs aigues au périnée. C’est vraiment très pénible et non seulement je suis pratiquement incapable de m’asseoir sur le vélo mais la douleur me réveille carrément la nuit. J’avais d’abord songé à quelque chose de l’ordre de l’infection mais la douleur se précisant il m’apparait qu’il s’agit plutôt d’un problème d’ordre musculaire. Hier, malgré la douleur et sous la pression de F. qui tenait absolument à retourner à la piste, je me suis fait une séance assez intensive mais cette nuit lors de mes multiples réveils j’ai eu l’occasion de me demander si je n’avais pas fait une sérieuse erreur car la douleur s’intensifiait. Autant dire tout de suite que les trois heures de VTT que j’étais sensé faire aujourd’hui sont sérieusement compromises et qui sait, il en ira peut-être de même pour les jours à venir.
C’est d’autant plus dommage que je suis dans une phase de progression ascendante comme j’ai encore pu le constater hier sur la piste, et ce malgré la douleur. Je n’avais pas encore fait de séance en 40/20 cette année et j’en tire deux ou trois observations : tout d’abord, c’est dur ! En effet, les 20 secondes de récupération ne permettant pas de réellement faire descendre les pulsations de façon conséquente, c’est encore essoufflé qu’il faut réattaquer l’effort de 40’’ suivant. J’étais content d’arriver au terme de chaque série de 6 minutes. Ensuite, alors que je m’attendais à atteindre des sommets au niveau des pulsations, ce ne fut pas vraiment le cas. J’étais vraiment à bloc mais je n’ai pas dépassé 179 pulsations alors que lors des sorties en groupe, je dépasse assez fréquemment les 180 lors d’accélérations sur les bosses par exemple. Je ne sais pas trop quoi en penser. Ceci dit, ce n’était pas un grand jour car je n’arrivais pas à me concentrer totalement à cause de la douleur à la selle ; une partie de l’effort que je fournissais était destiné à limiter les appuis sur la selle, ce qui n’est bien entendu pas l’idéal. Enfin, ce qui est étonnant avec ce type d’entraînement, c’est la facilité avec laquelle on récupère d’un effort qui mis bout à bout constitue tout de même un effort de 12 minutes à bloc. C’est le principe de l’interval training mais ça m’épatera toujours.
Alors que F. et moi étions en train de tourner sur la piste, se tenait dans le bâtiment attenant une réunion ayant trait au passage du Giro 2006 en Wallonie. A l’issue de celle-ci, une équipe de télévision qui était présente à pris quelques images d’un des participants à la réunion qui, maillot rose sur le dos, a effectué quelques tours de piste. Ils ont demandé à F. de bien vouloir accompagner cette personne si bien qu’il passera une fois de plus à la télévision (ce doit bien être la 4ème ou 5ème fois). Suite à cela il était vraiment remonté et, complètement dans son trip « coureur », il m’a demandé de faire quelques tours à ses côtés ce que je m’empressai de faire. Un coup d’œil sur le compteur m’appris que nous étions en train de rouler à 29 km/h, j’étais scié. Je me demande de nous deux qui est le plus fier ;-)

lundi, avril 10, 2006

Tout est relatif...


Quel pied. Quel bonheur de sentir la forme arriver. Oubliés les bobos et désagréments de l’hiver, les coups de blues dus au froid, les maux de tête dus à la sinusite attrapée au cours des sorties trop humides…
Cette fois je crois bien que c’est parti, la force est là, le moteur tourne rond, il n’y a plus qu’à progresser, à éprouver le plaisir de sentir la condition s’améliorer. Bien sûr, le gros du boulot reste à faire mais c’est la première fois cette saison que je sens que c’est possible, que le travail portera ses fruits.
Les semaines qui arrivent vont être magnifiques : la Van Petegem Classic, Mons-Chimay-Mons et enfin la Gimondi à Bergame.
Après ça je compte enchainer quelques compétitions et très vite viendra la semaine de vacances en Suisse au cours de laquelle j’aurai l’occasion de me faire quelques cols. Qui dit mieux ?
Même mes douleurs aux jambes qui devraient obscurcir un peu le tableau ne m’atteignent pas et assez bizarrement dimanche ces douleurs ne m’ont absolument pas handicapé, pour un peu j’avais du plaisir à les éprouver.
C’est cependant un moment où il faut rester vigilant à ne pas en faire trop, à ne pas emballer ses chevaux et à veiller au repos. La tentation est grande de multiplier les sorties et d’accumuler les kilomètres mais j’ai pu constater en discutant avec B. ce dimanche que la motivation n’est pas toujours facile à maintenir à long terme quand on en fait trop – et qu’on mène une vie différente de celle des pros. Ainsi B. qui a déjà 8000 bornes depuis le 1er janvier m’a confié qu’il commençait à sentir une baisse de performance et malgré ses dénégations il est manifestement en surentraînement. Bien entendu j’ai du mal à accrocher sa roue pour le moment mais on en reparlera d’ici peu et je pense définitivement que mon approche sera payante sur le moyen et long terme, même si au terme de la saison je cumulerai la moitié de ses kilomètres.
Aujourd’hui j’ai par ailleurs vécu un moment très émouvant quand F. a fait ses premiers tours de roues sur le vélo de course flambant neuf qu’il avait reçu en octobre pour ses sept ans. Nous sommes allés à la piste, à l’abri de toute circulation et de toute nécessité de freinage d’urgence et équipé comme champion il s’est élancé pour ses sept premiers kilomètres. J’ai immortalisé l’événement en vidéo et ce soir en me repassant la cassette j’étais touché de voir le bonheur sur son visage et fier de lui avoir offert ce moment. Beaucoup de choses semblent soudain avoir moins d’importance que je ne leur en accorde d’ordinaire.

vendredi, avril 07, 2006

Collé !


Parfois je me demande vraiment à quoi peuvent bien tenir de telles différences de sensations d’une journée à l’autre. Hier en fin d’après-midi je sors le VTT et je pars sur mon parcours d’entraînement habituel. J’y ajoute la petite boucle « technique » à Grand-Bigard et tout se passe vraiment très bien. Je roule tranquille et j’ai de super jambes ; je peux faire des accélérations, mettre du braquet, je passe les bosse en souplesse ou en force…que du bonheur. Evidemment ça me motive pour ce matin et après avoir déposé H. à la crèche et avoir prévenu le boulot que je devais rester chez moi pour achever les tonnes de boulot qu’il me reste à faire, je décide de me lancer sur mon circuit de 135. Mais là rien ne se passe comme prévu : non seulement j’ai mal aux jambes mais j’éprouve un terrible sentiment de faiblesse. Bien sûr les jambes paient peut-être la sortie d’hier mais ce sentiment de fatigue ne doit pas être dû à une sortie de deux heures et demie, plutôt relax qui plus est. Comme ça ne se passait pas trop bien j’ai abrégé et je suis rentré au bout de 90 bornes mais j’ai vraiment eu à me motiver kilomètre par kilomètre car il y avait longtemps que je n’avais pas autant collé à la route.
Bon alors quoi, où est le problème ? Il faudra bien que je trouve une explication car j’aimerais tout de même avoir une certaine stabilité de mon état de forme. Si je dois subir de telles variations d’un jour à l’autre ça va être ingérable.
Je suis inscrit à la Gimondi, c’est fait. Départ le 5 mai, retour le 8 ; je décompte les jours. C’est le moment de faire un peu de volume : Van Petegem Classic, Mons-Chimay-Mons, dimanche je vais probablement me rendre à vélo au rendez-vous à Tubize.

lundi, avril 03, 2006

Elle arrive.

Ce n’était donc pas qu’une impression, la forme est bel et bien là. Pas la forme que j’ambitionne d’avoir d’ici un gros mois mais déjà les prémisses encourageants de celle-ci. Je ne sais jamais trop bien comment évaluer mon état de forme mais hier différents éléments m’ont fourni de bons indicateurs.
Tout d’abord, une réelle impression de facilité tant musculaire qu’au niveau du souffle. Alors que nous avons emprunté un parcours d’entraînement plus vallonné que notre parcours habituel et que la moyenne était relativement élevée, j’avais l’impression de ne fournir pratiquement aucun effort. J’étais le premier étonné si bien que sur la première bosse c’est plus par manque de confiance que de force que je n’ai pas pris les roues des plus forts. Sur la seconde bosse, j’ai pu me tester et c’est sans peine que j’ai atteint le sommet dans les bonnes roues.

mercredi, mars 29, 2006

Sur une bonne piste.


Je me suis rendu hier pour la première fois de ma vie sur un vrai vélodrome. Le premier tour fut plutôt intimidant et impressionnant car bien que la pente des virages ne soit que de 22%, ce qui n’est pas fort relevé, ça fait tout de même son petit effet. Très vite j’ai commencé à vraiment m’amuser et après un quart d’heure j’y avais pris goût.
Après une heure consacrée à l’échauffement et au maintien d’une cadence de pédalage élevée, j’ai effectué deux blocs de 12 minutes en 20/40. Je me suis vite habitué à suivre la ligne au sol et à sprinter sans lever la tête, un vrai gosse. Ce fut une fantastique séance d’intervalles et je pense que dorénavant c’est à la piste que j’irai faire ce genre de travail car il permet une précision que ne permettent pas les sorties sur route où la circulation et les aléas du parcours empêchent de mener à bien des séances d’intervalles de ce genre.
Au final j’ai roulé deux heures et une fois rentré j’ai pu constater avec plaisir en lisant mon fichier cardio que la précision ressentie sur la piste se traduisait bien dans les chiffres. Par contre je suis un peu surpris que mes pulsation n’ait pas dépassé 179 alors que je me suis bien donné mais cela tient sans doute à la spécificité du travail en 20/40 et à la durée limitée de la période d’effort intensif. Probablement les pulsations seraient-elles montées davantage sur du 30/30 ou des efforts allant jusqu’à la minute. Mon intention étant de me rendre très bientôt sur la piste à nouveau, c’est quelque chose que j’aurai l’occasion de vérifier.
Demain je vais aller rouler avec le groupe qui part du cimetière de Berchem à 9h30 et dont on m’a dit que ça roulait pas mal et vendredi j’ai toujours l’intention de faire les 120 dernières bornes du Ronde. Cependant si personne ne m’accompagne il se pourrait bien que je fasse plutôt mon tour de 135.
Indéniablement ces deux dernières semaines un palier a été franchi en termes de condition, je n’ai pas les mêmes jambes qu’il y a un mois et le moteur est à l’avenant. La petite fatigue psychologique due au stress professionnel semble également appartenir au passé.
Dimanche c’est la course de Thieusies à laquelle j’avais prévu de me rendre mais au vu de ce qu’il est tombé cette semaine je me demande sérieusement si je vais consacrer une journée entière à une course de 1h30 qui va se dérouler pour l’essentiel dans des baignoires de boue. Pour le moment, je préfère laisser l’envie et le plaisir être guide de mes sorties et j’ai un peu de mal à faire les choses par obligation. Il me sera d’autant plus facile de changer de programme que personne du club ne se rendra finalement à cette couse et ce pour les mêmes raisons que celles déjà évoquées. J’irais volontiers voir dimanche à Tubize à quel point ça commence à flinguer sévère comme on me l’a rapporté, ce sera également l’occasion de vérifier si je suis aussi en forme que j’en ai l’impression.

lundi, mars 27, 2006

Le travail c'est la...bof.

C’est un peu la folie au boulot pour le moment. Mon proche changement d’employeur provoque un sérieux accroissement du nombre de tâches que je dois accomplir avant de quitter mon employeur actuel. La conséquence est bien entendu que si je veux maintenir un niveau acceptable de volume d’entrainement, il m’est nécessaire (indispensable) de ralentir sérieusement mon activité sur ce blog ainsi que d’autres activités par ailleurs.
Toujours est-il que malgré cette surenchère de travail j’ai réussi à garder le cap du point de vue de l’entraînement. J’ai supprimé une sortie par semaine et j’ai légèrement accru tantôt l’intensité tantôt le volume des sorties restantes.
Les deux dernières semaines ont également été parsemées de sorties particulièrement agréables : je suis par exemple allé avec P. dans les « Ardennes flamandes » pour effectuer une longue sortie VTT empruntant un certains nombres de « bergs » du Tour des Flandres et ce lors de la première journée relativement douce et ensoleillée de l’année. Un enchantement ! J’ai également fait ma première sortie de l’année avec C. qui comme à son habitude aura fait preuve de courage malgré son évident déficit de préparation.
Le printemps semble enfin s’installer et le passage à l’heure d’été favorise les entraînements en fin de journée ce qui me convient davantage que ceux effectués à l’aube comme certains du club en sont capables.
Le poids continue son inexorable et tant attendue descente et les pulsations au repos en font de même, si ce n’est pas un indice de progression de la condition, je n’y connais plus rien.
Hier, je ne me suis pas rendu à la sortie collective du club dont j’apprends aujourd’hui qu’elle était vraiment sympa tant du point de vue de l’entraînement que de l’ambiance…soit, la mienne était très chouette également et de nature à me donner un gros moral : de la force, de l’envie, de vitesse. J’aurai l’occasion de vérifier dimanche prochain à Thieusies si je suis si bien que ça.

mercredi, mars 15, 2006

Canicule !


HUIT degrés !!! J’ai carrément l’impression d’avoir roulé à Hawaï ! Après une journée à marquer d’une pierre noire sur le plan professionnel, j’ai enfourché le VTT pour aller tâter de mon parcours habituel. Il y avait pas mal de temps et ce fut vraiment une chouette sortie, super relax. Les pluies de la semaine passée ont laissé par endroit de véritables champs de boue, j’ai du laver le vélo immédiatement en rentrant.
Au cours de ma sortie, mon pneu arrière s’est dégonflé assez subitement mais pas complètement ; j’ai encore pu rouler environ un kilomètre et je suis tombé sur un type qui nettoyait sa voiture devant son garage et qui a pu m’aider en me prêtant une pompe à pied. Il va s’en dire que mon matériel de dépannage était resté sur le vélo de course, on ne se refait pas. Le gars était tellement sympa qu’il m’a même proposé de me raccompagner chez moi avec la camionnette de sa femme. Ça m’a redonné confiance dans le genre humain après mes déboires de cet après-midi au boulot. Le gonflage a tenu et j’ai pu terminer ma sortie selon le parcours prévu initialement.
Demain après-midi si le temps le permet, je vais aller voir du côté de la Dendre comment ça se passe et à Leeuw-Saint-Pierre, si l’envie m’en prend, il se pourrait bien que je bifurque vers Halle et Clabecq pour faire une sortie de 140 bornes. Ça me fera le plus grand bien car j’ai une sérieuse dose de stress à évacuer.
La semaine prochaine, je me demande si je n’essaierais as de m’organiser une petite sortie VTT un peu plus « exotique » du côté des Ardennes luxembourgeoises ou dans le namurois. Le temps semble vouloir doucement prendre un tournure plus conciliante et j’ai besoin d’un peu d’évasion, pourquoi pas le parcours du GRG ? Evidemment c’est loin et il serait peut-être plus raisonnable d’aller gentiment à Villers où je vais essayer de savoir s’il existe des tracés permanents.
En gros c’est dingue l’impact que quelques degrés peuvent avoir sur le cycliste de base, par contre sur la productivité professionnelle…pas top ;-)

lundi, mars 13, 2006

Relevez les coins !


Finalement, il suffisait d’être un petit peu patient. Ce week-end le soleil a fait son grand retour. Alors que samedi en fin d’après-midi, ma sortie s’était terminé sous la neige, un magnifique soleil a baigné la sortie en club du dimanche matin. Bien sûr la chaleur n’était pas au rendez-vous mais le rythme fut tel que je n’ai pas eu trop le temps de m’en rendre compte.
Manifestement certains commencent à être très en forme, sans parler de la condition de ceux qui ont été passer une dizaine de jours en Espagne. Le soleil aidant, tout le monde avait envie d’en découdre ou tout au moins d’évaluer son niveau de condition. Pour ma part j’étais vraiment bien, je commence à avoir de la force et de la vitesse mais il me manque toujours un petit quelque chose dans les derniers kilomètres ? Ça ne m’inquiète pas trop, on n’est jamais qu’au mois de mars. Je me vois très bien être débarrassé de ce problème d’ici le mois de …mai. De plus, la météo aidant les sorties vont s’allonger.
J’ai renoncé à me rendre à Dinant dès vendredi car il avait plu abondamment durant toute la semaine ; le parcours étant connu pour être en général un véritable bain de boue on pouvait s’attendre au pire…et ce fut le cas. Sur certains sites on parle de véritable calvaire tant pour les hommes que pour les machines, les abandons furent légion, les casses de matériel également.
Il va s’en dire que cette amorce d’amélioration de la météo me donne de grosses envies de sorties pour cette semaine d’autant que les indices de forme tant au niveau du poids que des pulsations sont excellents. Ceci dit, au cours de la sortie d’hier, dans une des dernières bosses j’ai eu l’occasion de jeter un œil sur le Polar d’A. et quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’il était à 146 quand je titillait allègrement les 180 ; je suis écœuré.
Ce n’est pas la première fois que ça se passe mais l’ambiance hier n’a pas toujours été des meilleures. C’est d’autant plus regrettable que de mon point de vue les conditions pour passer un superbe dimanche entre copains étaient toutes réunies : soleil, groupe nombreux, forme ascendante, nouveaux équipements etc. En effet deux ou trois incidents vinrent écorcher le tableau : tout d’abord deux coureurs eurent une hésitation quant au parcours et un petit cafouillage s’en suivit. Rien qui ne puisse véritablement me contrarier mais apparemment c’est plus que certains ne peuvent en tolérer, regrettable. Ensuite, une altercation plus sérieuse eut lieu suite au fait que W. n’avait pas été attendu alors qu’il avait perdu son bidon. Il a pu rejoindre le groupe en fin de sortie en coupant au plus court et ça a bien bardé lorsqu’il a rejoint le groupe. Peu importe qui a tort ou raison dans cette histoire (pour ma part je croyais qu’il avait décroché volontairement du groupe) mais le moins qu’on puisse dire c’est que certaines réactions ont largement dépassé le seuil de l’acceptable selon mes critères personnels. Enfin, en tout fin de sortie tout le monde s’est un peu mis à bloc mais dans un esprit un peu trop « compétitif » si bien que le groupe se désunissait complètement et qu’à chaque prise de relais certains donnaient tout ce qu’ils avaient pour en remettre un couche; pas vraiment l’idée que je me fais d’un entraînement en équipe mais soit…
Je dois bien admettre que de retour à la maison j’étais un peu dubitatif quant à ces comportements et je pense que la semaine prochaine je vais « passer » un coup pour m’entraîner de mon côté, ce qui cadre en outre davantage avec mon plan d’entraînement. La semaine suivante, c’est Zottegem, il sera toujours temps d’aller voir dans trois semaines si les esprits se sont calmés. Le fait est que je n’ai pas du tout envie de me prendre la tête avec des soucis de ce genre, ma vie est parfois suffisamment stressante et ma seule motivation dans la pratique du cyclisme est le plaisir.

vendredi, mars 10, 2006

Froid ? Moi ? Jamais...enfin presque.


La forme est de retour. Les dernières traces de mon interminable rhume s’estompent et le sentiment de fatigue qui m’inquiétait depuis lundi est également un souvenir. J’ai fait une excellente séance de home trainer, de celles qui vous font oublier que dehors il pleut comme vache qui pisse. Les pulsations montent bien, l’effort est agréable, mon poids de forme approche, je commence bientôt mon nouveau boulot...il ferait 20° à l’ombre que le bonheur ne serait pas loin. Mais...on annonce un gel carabiné pour dimanche et c’est fort dommage car il est exclu que j’aille à Dinant me rouler dans la boue par -5°. J’ai donc convenu avec A. de rejoindre une partie de l’équipe pour un entrainement sur route, avec les nouveaux équipements s’il-vous-plaît, mais je ne mettrai pas non plus le nez dehors si les conditions se révèlent aussi extrêmes. Pas deux fois sur la même pierre n'est-ce pas ;-)

mardi, mars 07, 2006

Ignorance is evil !


Ces derniers jours j’avais les jambes un peu lourdes, comme bloquées et incapables de fournir un effort en puissance. Je me posais de sérieuses questions, allant même jusqu’à m’imaginer qu’après mes deux semaines de rhume j’avais perdu tout le bénéfice de mon bon mois de janvier. Aujourd’hui au programme, j’avais une sortie relax seulement émaillée de huit sprints de 15’’ à répartir dans la séance. J’avais un a priori certain par rapport à cette séance car je ne voyais pas trop quel bénéfice je pourrais tirer d’efforts aussi courts. Je n’ai au cours de mes années de cyclisme jamais effectué ce genre de séance, n’ayant jamais eu à faire de sprints et étant naturellement peu porté à travailler mes points faibles. C’est là une tendance bien commune chez de nombreux sportifs que de travailler de préférence leurs qualités intrinsèques.
Donc me voilà parti à l’entrainement en fin d’après-midi et comme je m’y attendais les jambes ne tournent pas bien, elles me paraissent faibles et réfractaires aux sollicitations. Après une demi-heure, j’effectue le premier sprint de 15’’. Un désastre, j’ai non seulement mal aux jambes mais je suis tout courbaturé. Un peu plus loin, je lance le second…nettement mieux, le troisième encore mieux et ainsi de suite. Au final les douleurs s’en vont, la puissance fait son retour et je me retrouve tout motivé, frustré d’être de retour à la maison et complètement rassuré quant aux acquis de janvier et février.
Alors que je sombrais doucement dans une petite déprime de sortie d’hiver, j’ai à nouveau envie d’en découdre, de me coucher tôt, de bien manger, de me faire mal etc. Voilà une raison supplémentaire si besoin en était de me féliciter de la décision d’avoir fait appel aux services d’un entraineur.
Tout le monde à l’air bien morose d’ailleurs ces derniers temps, l’hiver se fait un peu long et l’espoir de quelques journées de douceur printanière est jusqu’ici déçu. Pour ma part, je cesse de me morfondre. Il reste 10 mois dans l’année et les occasions de faire de belles sorties sous le soleil ne seront pas rares d’ici quelques semaines.
J’ai déjeuné ce midi avec Dirk et rendez-vous est pris pour le vendredi qui précède le tour des Flandres pour aller faire les dernières 100 bornes du parcours (les plus intéressantes).Il se pourrait également que j’accompagne son groupe en juin sur le Mont Ventoux, une première en ce qui me concerne.
Dimanche c’est Dinant…je ne suis pas trop motivé mais si je veux prendre des points au classement FCWB, je n’ai pas trop le choix. J’irai sans doute faire le parcours à ma main sans trop me soucier du résultat, ma plus grosse ambition étant de passer une bonne journée sur un parcours que j’espère sympa car la région ne manque pas d’intérêt pour la pratique du VTT.