mercredi, août 02, 2006

Here comes the rain again.

Tiens de la pluie ? Il y avait tellement longtemps qu’on en avait pas eu que je l’avais presque oubliée. Je ne le sentais pas trop d’aller affronter le vent et la pluie hier après-midi et Scal non plus. On a annulé la sortie vite fait et je me suis infligé une petite séance de home-trainer pas piquée de hannetons. Comme je m’y attendais, les bonnes sensations étaient de retour : motivation, force, pulsations…

Les séances de home-trainer passent beaucoup plus vite avec mon nouveau jouet. Pour un féru de chiffres et de statistiques comme moi, c’est le bonheur : cadence, puissance, vitesse, pulsations, pente…tout ça en instantané et en moyenne. Hier je me m’étais programmé 10 côtes de 1 Km à 4% que je passais à bloc en « sur-braquet ». Dès la troisième je passais les 180 pulsations et lors de la dernière j’atteignais un bon 186. Ça me rassure car ces derniers temps je n’arrivais plus trop à faire monter aussi haut les pulsations mais les séances en intensité/vitesse de la semaine passée ont débloqué le compte-tours.

Ma récupération est excellente pour le moment car même si ce genre de séance est assez éprouvante, ce matin je faisais 40 au repos. Quant au poids, le tendance à la baisse se confirme. Si tout continue à se passer aussi bien, je devrais être vraiment bien à Houffalize et à Bouillon. J’aime qu’un plan se déroule comme prévu ;-))))

Je veille tout particulièrement à la récupération et à ne pas enchaîner des séances trop dures à la suite, tactique qui semble payante, je sens que j’ai encore une sérieuse marge de progression si j’y vais prudemment.

J’espère que nous serons plusieurs dimanche à nous lancer sur les 100 Kms VTT du Hoebelbike à Vlezenbeek. Ceci dit je suis fermement décidé à m’y rendre même seul car il faut commencer à augmenter les distances à l’approche d’Houffalize. Il n’est d’ailleurs pas exclu si j’en ai le temps que je me rende au départ à vélo.

dimanche, juillet 30, 2006

Un coup de barre


J’étais plein de bonnes intentions et j’avais eu une superbe semaine, c’est donc en toute logique que je devais clôturer celle-ci par une sortie bien musclée dimanche : soit une course, soit une sortie « In de Linde » en tirant dans la bécane.

Mardi j’ai fait une petite sortie agrémentée de quelques sprints pour réveiller la fibre rouge et les nerfs après la grosse semaine de foncier de la semaine dernière. Tout s’est bien passé ; comme d’habitude sur les premiers sprints je ressemblais un peu à un mammouth mais après cinq ou six, ça commençais à bien flinguer.

La semaine ayant été nerveusement exigeante d’un point de vue professionnel, j’ai profité vendredi de pouvoir rentrer assez tôt pour aller faire une sortie VTT de deux heures émaillée de 5 blocs de trois minutes « volle gaz ». J’avais tout : la force, la « grinta », la vitesse….un plaisir.

He bien…malgré tout ça hier j’étais sans jambes, je suis rentré après une heure et ce matin je dormais debout. Je suis claqué, épuisé, éreinté …

C’est le piège de la condition physique, on a parfois l’impression qu’on ne sera jamais fatigué. Je suis allé me coucher deux fois de suite à 1 heure du matin et au final je suis une loque. Il y a encore quelques années, je serais sorti tout de même aujourd’hui et je me serais tué à la tâche mais l’expérience m’a mis à la sieste et une fois ce post terminé, je me couche et je dors. Je ne m’inquiète nullement et je suis sûr que demain je vais retrouver toutes mes bonnes sensations de vendredi.

Houffalize ce sera sans doute 120 pour moi, il n’y pas de mal à se faire du bien.

mardi, juillet 25, 2006

Vlaamse kust en terug.


La semaine qui vient de s’écouler fut excellente. Malgré mon rhume qui s’éternise j’ai pu faire de belles sorties et la condition est au rendez-vous.

Mercredi, belle sortie de 80 avec Pascal. 38° de moyenne !!! Autant dire que nous avons évité les efforts violents et que les ravitaillements ont été indispensables : j’ai bu 8 bidons et une bouteille d’eau minérale de 1,5 litres. J’étais surpris de constater que je n’avais pas tellement souffert de la chaleur, mon organisme s’est manifestement adapté. Après les sorties sous pression que nous avons connu en début de saison, nous nous sommes tous les deux fait la réflexion selon laquelle nous éprouvions beaucoup de plaisir à rouler ainsi, loin de tout esprit de compétition, sans avoir à subir le rythme des plus fort et sans appréhender la sortie. Ceci dit, dès qu’on a eu l’occasion, on s’est tout de même tiré une petite bourre…

J’ai passé le week-end à la mer où je me suis rendu à vélo avec David. Il faisait 33° et après la sortie de mercredi, j’avais presque l’impression qu’il faisait frais :-) David n’étant pas spécialement préparé à ce genre de distance, nous avons roulé très tranquillement, ce qui n’est pas plus mal et m’aura permis de faire un petit rappel de foncier.

J’avais l’intention de rouler avec le Casino samedi mais comme F. avait insisté pour prendre son vélo de course, sur lequel il peut enfin rouler sur route, je lui ai consacré la matinée pour effectuer une belle ballade en famille vers la Hollande

Dimanche, F. avait envie d’une sortie un peu plus « sportive » que « familiale » et j’ai à nouveau roulé avec lui (20 km/h de moyenne s’il-vous-plait) avant de repartir à vélo vers Bruxelles.

Ça me fait finalement un semaine proche des 400 bornes de foncier. Impeccable mais cette semaine il faudra veiller à travailler l’intensité et la vitesse pour ne pas me « dieseliser ».

Sur le terrain des courses, je suis sur le point de m’inscrire au Marathon d’Houffalize et au GRG, la seule inconnue reste la distance car Paul qui l’a déjà fait me dit que Houffalize c’est très dur et que 120 est peut-être un peu exagéré. D’autre part j’ai un peu besoin de défis pour le moment. Je me laisse jusqu’à la fin de la semaine pour me décider.

mardi, juillet 18, 2006

C’est dans la tête !


Mon analyse d’hier quant aux pulsations se confirme : je suis vraiment malade. Pas comme un chien mais j’ai mal à la gorge, à la tête et j’ai le nez bouché. Conséquence, ce matin mes pulsations au repos battent le record de l’année avec un bon 55. En outre, hier soir j’ai eu un gros coup de fatigue et j’ai donc décidé de reporter la sortie avec P. initialement prévue cet après-midi à demain pour pouvoir un peu me reposer. Je vais peut-être juste me faire un peu transpirer sur le HT en fin d’après-midi.

Hier soir, j’ai rejoint les copains pour une petite sortie bien sympathique le long du canal. On s’est amusé comme des gamins avec P. : petits sprints, courses contre les mobylettes etc. C’était très agréable de discuter le coup tout en faisant un effort physique et sans vouloir faire de prosélytisme, j’aimerais parfois pouvoir convaincre certains de mes copains du bonheur qu’il y a à se sentir en « bonne santé » et en plaine possession de ses capacités physiques. Il est par ailleurs amusant de constater qu’à l’approche de la quarantaine, une certaine inquiétude se manifeste chez certains qui ont soudainement envie de se remettre à un pratique sportive. J’espère qu’ils y arriveront car s’il faut parfois de la volonté pour maintenir le cap dans l’entraînement je pense qu’il en faut encore plus pour simplement l’entreprendre après une longue interruption.

J’ai appris par mon paternel que ses copains de club ont fait de piteux résultats à la Marmotte et sur un groupe de 5 ou 6, un seul a terminé, les autres ayant été arrêtés car ils étaient hors délais. J.-M. a abandonné au dixième virage dans l’Alpe d’Huez. Je me suis souvenu de ma prestation en 2005 (voir article) et des doutes qui m’avaient assaillis au pied de l’Alpe mais pour ma part j’aurais préféré mourir que d’abandonner au virage 10. Le cyclisme requiert parfois bien plus que de la force et de la condition physique et une grande partie de la réussite de ses objectifs se situe « dans la tête » ; je crois que c’est l’aspect de la pratique qui est sans doute le plus difficile à entraîner. C’est en outre un sujet rarement abordé et quand il l’est c’est de manière très succincte. Les écrits sur la physiologie de l’effort et la diététique sportive sont légion mais d’un piètre secours pour le cycliste qui doit parfois se botter littéralement le cul pour monter en selle. Et ce cycliste … je l’ai déjà rencontré.

lundi, juillet 17, 2006

Vent debout !

Comme mon genou ne semble pas vouloir aller beaucoup mieux, j’ai pris la sage décision de ne pas me rendre à vélo à la mer samedi matin. En effet, si un problème avait du se présenter au terme de deux heures de route, cela aurait nécessité une mobilisation de toute la famille pour venir me chercher, ce qui est à l’encontre de ma volonté de faire preuve de vigilance quant à l’impact de ma passion sur les activité familiales. Je suis néanmoins sorti pour une petite soixantaine de kilomètres bien rythmés et il est absolument dommage que je souffre du genou en ce moment car la forme et les jambes répondent résolument bien. J’ai mis du braquet et c’est par moment avec surprise que je constatais que certaines côtes passaient sur la plaque alors que les pulsations ne s’emballaient pas du tout. Malheureusement, il faut bien admettre qu’il m’était impossible de me mettre en danseuse car les efforts légèrement latéraux engendrés par cette position m’étaient douloureux.

Si je suis rentré enchanté de ma sortie, j’ai du déchanter en fin de journée: chaque pas était fort douloureux et je me suis mis au lit particulièrement inquiet pour l’évolution du problème. Le lendemain j’ai donc renoncé à accompagner le groupe du Casino et décidé d’être raisonnable. J’ai passé pratiquement toute la journée dans la piscine avec les enfants. En fin d’après-midi, la douleur s’étant atténué et la frustration devenant insoutenable, j’ai tout de même enfourcher le vélo.

Le sorties à la mer sont aussi particulières que les sorties en montagne. Certes le paysage est strictement à l’opposé – parfaitement plat – mais l’effort demandé n’en est pas moins aussi intense. Les longs bout droits de 10 bornes vent de face requièrent une force et une volonté qui font s’envoler le rythme cardiaque et par moment j’étais à 180 pulsations pendant un quart d’heure. La particularité de ce genre d’effort c’est qui n’y a aucun moment de répit. La montagne propose parfois un pourcentage moindre, le vent de dos au gré des lacets ou encore une certaine variété de paysage. Ici, rien de tout ça : tout droit face à un vent continu, la volonté joue un rôle aussi grand que la force et la condition.

Au final, malgré la douleur, j’aurai sauvé le week-end. Ce matin au réveil les pulsations étaient hautes (47) ce que je ne m’expliquais pas vraiment. La réponse me fut donnée une heure plus tard au volant de la voiture sur le chemin du travail. J’ai toussé comme un vieux mineur j’ai de la morve fluo qui me sort du nez. Je suis donc toujours bel et bien enrhumé. Si il est parfois fastidieux de prendre ses pulsations tous les matins (ou si on me prend parfois pour un maniaque obsessionnel), il n’en demeure pas moins qu’avec les mois qui passent on apprend à parfaitement se connaître et les signaux apportés par la lecture des résultats et de leur évolution sont d’un précieux enseignement.

jeudi, juillet 13, 2006

Rhume de genou

Dans le genre pas de bol, je me pose un peu là. Non seulement le genou se montre plus récalcitrant que prévu et bien que je me comporte comme si je n’avais rien, il se rappelle à mon bon souvenir tous les matins, mais en plus je me tape maintenant un rhume carabiné.

Le genou ça commence un peu à m’inquiéter car il me semble que la douleur est un peu plus forte tous les jours et je me demande quelle est l’attitude à adopter : dois-je arrêter de m’entrainer quelques jours ou continuer mais à une intensité modérée sans exercer des contraintes trop importantes sur le genou ? Il faut dire que mardi soir j’ai fait une « petite » séance de force/vélocité au cours de laquelle j’ai fait 10 fois un kilomètre « tout à droite » sur une bosse à 4%... J’ai du mal à me retenir car la forme est là et la frustration de devoir observer du repos en ce moment ne va pas être facile à assumer.

Quant au rhume, j’ai dû me le choper hier lorsque j’ai passé deux bonnes heures dans une « machine room » climatisée à 17°. Le pire c’est que je vais remettre ça cette après-midi…

Moi qui ait sérieusement envie d’en découdre pour le moment, tout cela tombe assez mal. Je crois cependant que je vais faire une petite sortie musclée en fin d’après-midi, du genre « ça passe ou ça casse ». J’entendais Philippe Gilbert dire en interview avant-hier qu’il était enrhumé et qu’il avait besoin de transpirer pour chasser le rhume, je vais tester la méthode. Le genou c’est une autre histoire mais assez bizarrement c’est encore sur le vélo que je le sens le moins.

mardi, juillet 11, 2006

Keep cool, calm down

J’ai consacré l’essentiel de la semaine passée à des sorties en décontraction. Ça m’a fait un bien fou car j’étais fatigué et la semaine en Suisse avait été relativement intensive. Maintenant bien entendu il va falloir à nouveau se faire un petit peu mal car j’envisage d’aller le 21 juillet faire une course à Bertrix. J’adore le coin et il y a une éternité que je ne suis pas allé rouler de ce côté.

Les effets de la surcompensation sont bel et bien là car ce matin, le tensiomètre indiquait 40 pulsations ce qui est excellent pour moi et il est indéniable que je suis dans une période de forme. Les petits soucis de poids hérités des bonnes raclettes valaisannes sont oubliés.

Il était prévu que je me rende ce week-end à la mer à vélo mais C. s’est fait une belle entorse samedi et ne pourra pas prendre les enfants en voiture…c’est très compromis. Dommage car c’était l’occasion de faire deux belles sorties longues. Qui qu’il en soit je prendrai part aux sorties du Casino Team avec l’espoir d’accrocher le groupe A pour au moins une des deux sorties. Il faudra donc que je veille à ne pas trop me fatiguer auparavant. C’est d’ailleurs un peu ma spécialité que de me flinguer avant un objectif. Dès que je suis en forme, j’ai du mal à tenir les chevaux et à capitaliser sur les acquis d’un entrainement bien mené.

La seule petite ombre au tableau est qu’il n’y a pas que C. qui s’st fait mal samedi et je me suis également fait mal -au genou- en essayant vainement de faire un saut en longueur un tant soit peu convenable dans l’espoir de faire gagner notre équipe lors de la journée parents du camp scout de F. ça m’apprendra à vouloir faire le malin.

Dimanche je suis allé déposer F. à son stage de VTT. Apparemment il va faire 7 heures de sport par jour dont 5 de VTT ; je me demande vraiment dans quel état je vais le récupérer même si je ne doute pas un seul instant qui doit être aux anges. Il était super excité à l’idée d’y aller et a absolument tenu à faire lui-même sa « valise de vélo ». Il faut dire que j’ai mis la main sur le même cuissard que celui de Tom  (en taille 8 ans c’est un exploit) et que ça l’a motivé à tout faire pour devenir champion du monde. Verdict vendredi à 19 heures…Je lui ai promis de l’emmener faire un brevet pour lui donner l’occasion de me montrer les effets de son stage sur ses performances. Nous irons sans doute le 30 juillet à Roosdaal.

lundi, juillet 03, 2006

Hightimes

Si le paradis du VTT existe, une partie doit forcément se situer en Suisse. Je viens de passer trois jours de VTT absolument inoubliables dans le Valais.

Ces dernières années je me méfiais quelque peu du VTT en vacances. En général j’arrive sur place et comme je ne connais pas trop l’endroit je me rends au syndicat d’initiative pour obtenir les renseignements sur d’éventuels circuits balisés. J’obtiens facilement l’info et je mets alors un quart d’heure à me rendre compte que le balisage est nul, arraché ou inexistant selon les cas et ma balade se transforme vite en tâtonnements et égarements assez irritants. Au final je n’ai rien vu, peu roulé et je suis mauvais… Donc cette année j’avais pris mes précautions et bien que faisant confiance au Suisses pour soigner l’accueil et le balisage, j’avais pris des roues montées en « slicks » avec l’intention de rouler sur la route et d’escalader quelques cols si la pratique off road se révélait fastidieuse.

Autant dire tout de suite que ce fut une précaution inutile car je n’ai pas quitté les chemins de terre au cours de mes sorties.

Le premier jour, je me lance en pleine confiance sur le circuit qui démarre près de l’endroit où nous logions. Le 5 premiers kilomètres sont idéaux pour se mettre en jambes et déjà le paysage est fantastique. Je longe une petite rivière bien tumultueuse dont le bruit seul parvient à procurer une sensation de fraicheur. Les choses se compliquent assez rapidement et sans avoir le temps de m’en rendre compte ça grimpe très sévèrement. La petite rivière est de plus bien loin et la chaleur intense. Emporté par mon enthousiasme, je me rends compte que j’ai démarré trop fort et que je suis déjà à 180 pulsations. Après une petit dizaine de kilomètres j’aperçois une bifurcation que j’emprunte et un kilomètre plus loin, je me retrouve sur un singletrack en forêt où alternent petites montées abruptes et escentes technique. Un régal. Par moment, les épines de sapin forment un tapis qui rend silencieuse ma progression et j’ai parfois l’impression de voler. Je bouche sur un chemin plus large qui me conduit au bord ‘un petit lac d’un bleu que seuls ont les lacs de montagne. Je ‘égare quelque peu et décide de revenir sur mes pas pour parcourir le sentier en sous-bois dans l’autre sens. A la sorite du bois je suis un balisage dont j’ignore la destination et je suis reparti pour une longue ascension à travers les alpages. La pente n’est pas trop raide (à peu près 8%) mais je commence à sentir les effets du mon démarrage impétueux. Je passe un panneau indiquant une altitude de 1900 mètres et un bref coup d’œil à l’altimètre de mon Polar me révèle l’exactitude de celui-ci à 20 mètres près. Je continue à monter  pour faire une pause à 2100 mètres. Le paysage est magnifique et la sensation de solitude particulièrement apaisante. La fatigue est là cependant et je redescends en me laissant un peu grisé par la vitesse. Je décrasse sur les derniers kilomètres et là j’aperçois une balise indiquant le parcours du Grand Raid Cristalp. Mon parcours du lendemain est tout tracé.

Le deuxième jour, j’emmène F. faire une petite sortie d’une dizaine de kilomètres au cours de laquelle, une fois de plus il m’impressionne. Ce gamin adore l’effort physique et vraisemblablement de vrais aptitudes à celui-ci. Je profite de la sortie pour m’échauffer tout en douceur afin d’éviter les écueils de la veille. Une fois F. ramener à la maison, je me dirige vers les balises aperçues la veille que j’emprunte à contresens. Je n’ai pas beaucoup le choix car dans le sens normal je me dirigerais vers le « Pas de Lona », que personne de sain d’esprit n’irait affronter sans y être obligé. La description de la sortie est assez simple : ça monte et de temps en temps, ça monte plus fort. Une fois de plus, le paysage est absolument fantastique. Comme je me suis bien échauffé, les pulsations restent raisonnables dans un premier temps. Elles finiront cependant par ‘emballer sous les effets conjugués de la pente, de l’altitude et de la durée. Après environ 10 kilomètres d’ascension je suis à 2300 mètres. Au détour d’un virage j’aperçois le « Pas de Lona » sur le versant d’en face, impressionnant même de loin. Plus haut sur mon versant je peux distinguer le sommet mais ce ne sera pas pour aujourd’hui car je suis attendu et de plus, étant parti en fin d’après-midi, le température commence à être fraiche à cette altitude. Un dernier coup d’œil vers le sommet me convainc de revenir le lendemain pour le vaincre. La descente est une récompense bien méritée et il me faut moins de dix minutes pour descendre ce qui m’a demandé une heure à escalader. Le sourire béat que j’arbore à l’arrivée ne me quittera plus de la soirée.

Le troisième et dernier jour, mon objectif est clair : aller au sommet. C’est ma dernière sortie en Suisse et j’ai la ferme intention de ne pas me ménager, je me reposerai sur la route du retour. J’emprunte le même chemin que la veille mais en mettant un peu plus la gomme. Je suis constamment entre 175 et 180 pulsations. Je franchis le point où je m’étais arrêté la veille et je continue vers le sommet. C’est évidemment beaucoup plus long que ne me l’étais tout d’abord imaginé mais j’en prends plein les yeux ( pleins les jambes et les poumons aussi d’ailleurs). Je traverse un premier alpage et j’aborde la toute dernière partie, les pourcentages augmentent encore un peu après une brève accalmie. Je perçois très nettement les effets de l’altitude sur ma respiration. Sur le dernier kilomètre, je dois passer le 22x32 !!! Je suis constamment à la limite de la perte d’adhérence et maintenir la roue avant au sol est une vraie gageure. J’atteins un petit plateau et je dois me rendre à l’évidence : si je veux vraiment atteindre le sommet, je devrai porter. Je suis un peu déçu mais l’altimètre indique 2700 mètres et je traverse quelques plaques de neige au sein d’un paysage incroyable et ma déception est vit oubliée. Je reste là une dizaine de minutes, à regarder les glaciers, j’ai rarement été aussi calme. Je vois des marmottes étonnées sans doutes de voir un truc rouge et blanc se balader au milieu de leur prairie. J’amorce donc la descente qui l’occasion de me rendre compte que la pente est raide, roue arrière bloque, je continue à dévaler. Je fais alors la seule erreur du séjour, je m’engage sur un sentier qui va vite se révéler impropre à la pratique du VTT. Comme j’ai déjà descendu plusieurs hectomètres particulièrement raides, je renonce à remonter mais je prends deux trois gamelles et ne tarde pas pas à me rendre compte que je suis complètement paumé. Je suis obligé de prendre le vélo sur le dos et de descendre à pied. C’est l’occasion de vérifier si besoin en était que les chaussures de VTT sont inappropriées à la randonnée en montagne. Heureusement après trois bons quart d’heure, je tombe sur … le lac découvert l’avant-veille. J’ai laissé pas mal d’énergie dans ma pénible progression pédestre et je décide de rentrer. Comme je l’expliquerai plus tard à C., j’ai connu au cours de cette sortie le « syndrome grand bleu » à la seule différence qu’au lieu de vouloir aller toujours plus bas, je voulais aller toujours plus haut.

Le lendemain, jour du retour, j’ai les cuisses en béton, petit souvenir supplémentaire des mes aventures. Quoi qu’il en soit, la saison prochaine je mets un objectif sportif au-dessus de tous les autres : le Grand Raid Cristalp !

lundi, juin 26, 2006

Des cols, du fendant et de la raclette


Je n’ai pas posté depuis une éternité mais à vrai dire je n’ai pas non plus eu énormément l’occasion de rouler. J’entretiens tout au plus la condition. En fait je pars demain pour la Suisse et je n’ai pu obtenir ces quelques jours de vacances qu’au prix d’une surcroit de travail au cours de ces derniers jours. Par contre, dès demain c’est le bonheur pour quatre jours de vélo en montagne.

Je vais prendre le VTT et une paire de roues slicks histoire de pouvoir profiter à fond de tous les types de terrain mais il va sans dire que je devrais trouver sur place un terrain de jeu pour le VTT que peu d’autres régions peuvent offrir.

J’écris ce post en vitesse avant de me coucher car la journée de demain va être longue (850 Kms) et je tiens à être frais et dispos pour, pourquoi pas pouvoir enfourcher le vélo dès mon arrivée pour une petite sortie de dérouillage d’une heure.


 

jeudi, juin 15, 2006

Nouveau jouet.


J’ai utilisé hier soir pour la première fois mon nouveau home-trainer. J’en avais déjà un bien entendu mais Vaneyck faisait une promotion incroyable sur un modèle qui me tentait depuis longtemps et je n’ai pas pu résister. En gros, ce modèle permet d’une part de suivre ses performances en direct sur un PC mais aussi de programmer des entrainements en configurant la distance et la pente du parcours.

Ce qui est particulièrement intéressant c’est que la puissance est affichée en direct. La puissance c’est définitivement ce qui compte vraiment sur un vélo. La vitesse, la cadence, les pulsations etc. c’est très bien mais en dernier ressort, c’est la puissance qui parle, en particulier je dirais même que c’est le nombre de Watts par kilos qui est la mesure ultime. La capacité à maintenir une puissance élevée durant une période relativement longue fait le champion…ou le fer à repasser. A titre indicatif, Basso a fait une moyenne de 410 watts sur les ascensions les plus significatives (Monte Bodone, Mortirolo…) du dernier Giro et il est donc capable de maintenir une telle puissance durant plusieurs heures au cours d’une étape.

Retour sur terre, à savoir sur mon home trainer au fond de ma cave, et à des mesures moins extraterrestres. Je m’étais concocté un petit programme d’intervalles sur 2x5 côtes d’un kilomètre à 4%. Ça n’a l’air de rien mais aujourd’hui j’ai tout de même les grosses cannes. Du point de vue de la puissance, j’ai un pic à 566 watts pour une moyenne de 200 watts. Bien sûr c’est le l’intervalle et la moyenne de puissance est tempérée par les périodes de récupération mais sur le « bosses », je faisais à peu près 300 watts. Au terme de chaque bosse d’un kilomètre, j’étais content de pouvoir me reposer un petit peu et la perspective qu’il soit possible de pousser 410 watts pendant des heures m’a laissé sérieusement songeur.

Quoi qu’il en soit, ce fut une très chouette séance et ces fonctionnalités qui pourraient passer de prime abord pour du gadget, ajoutent à la motivation en rendant ludiques des séances qi pourraient autrement être particulièrement ennuyeuses et rébarbatives.

Demain, le cours que je suis cette semaine devrait se terminer vers 14.30 et j’ai déjà ma petite idée quant à ce que je pourrais bien faire de on temps avant que C. ne parte au tennis… Le temps me convenant davantage qu’au cours de dernier week-end, j’en profiterais bien pour faire une « longue », bien que la fatigue que ce genre de sortie engendre pourrait bien se révéler pénalisante si je veux arriver à suivre le groupe A samedi matin au départ du <Linde».

mardi, juin 13, 2006

Chaud comme une baraque à frites…


Il faut se rendre à l’évidence, j’ai pris un sérieux coupe chaleur samedi matin. J’ai d’abord cru que j’avais simplement eu eu une petite défaillance ou tout au moins un jour « sans » mais c’était sans doute plus que ça. En effet, dimanche je n’avais toujours pas récupéré et lorsque je suis aller rouler avec C. en fin d’après-midi j’ai eu de sérieux problèmes. Tout d’abord, j’étais littéralement sans force. On a roulé à 25 de moyenne et j’avais l’impression de na pas pouvoir aller plus vite, épuisé. Ensuite, prévoyant, j’avais emmené le Camelbak mais je buvais sans étancher ma soif, l’eau me tombait sur l’estomac ; n’ayant pas réussi à bien manger depuis samedi midi, je me sentais en outre constamment à la limite de la fringale. Enfin après une quarantaine de kilomètres, j’ai été pris d’une crise de frissons carabinée et en rentrant C. me trouvait fiévreux.En somme je me demande si je ne me suis pas payé une bonne petite insolation…

Hier je n’étais toujours pas très bien mais aujourd’hui après un bon repas hier soir et une bonne nuit de sommeil, c’est à nouveau la forme. Ceci dit si la température ne baisse pas un petit peu, je me tournerai davantage vers le home trainer que vers la route pour éviter tout nouveau problème. Dommage de devoir rester à l’intérieur après s’être plaint de l’arrivée tardive de l’été …

dimanche, juin 11, 2006

A boire !

Bonne surprise ce matin, alors que je m’attendais à accuser le coup suite à ma petite défaillance d’hier, j’ai très bien récupéré, en tous as c’est ce que semblent indiquer les pulsations au repos. Par contre je n’ai repris qu’un kilo sur les 2,5 perdus hier. Ce n’est pas plus mal car de façon inexplicable j’ai pris un peu de poids sur les deux dernières semaines. Ça n me tracasse pas outre mesure mais bon…je me verrais bien me stabiliser autour de 78.

F. a remporté hier sa première victoire, pas à vélo mais en course à pied. Il ne quitte plus sa médaille d’or et a dormi avec. A l’arrivée de la course je me suis surpris à émettre un grand « YESSSS » , je suis fier comme un paon.

En fin d’après-midi je vais rouler avec C. et je me demande vraiment comment je vais éviter la déshydratation, on annonce 30 degrés. Je prendrais bien le Camelbak mais c’est loin d’être agréable de rouler avec un sac sur le dos. Comme on est dimanche ça risque également d’être difficile de s’arrêter pour faire le plein dans un magasin…

samedi, juin 10, 2006

Chaud devant …derrière aussi.


Bon la semaine n’avait pas été terrible et mis à part la sortie de lundi je n’avais rien pu faire. J’avais bien prévu de me décrasser un peu le moteur et les jambes vendredi soir sur le magnifique home trainer flambant neuf que je me suis payé mais l’emploi du temps professionnel de C. en a décidé autrement, ce qui fait que je me suis trouvé au départ « In de Linde » pas trop préparé.

C’est parti assez fort et un groupe s’est assez vite dégagé. Après une quarantaine de bornes, alors que je venais de prendre un relais qui m’avait mis dans le rouge, quelques gars ont posé une mine et je me suis retrouvé avec 10 mètres dans la vue, puis 20, puis 50 etc. J’ai roulé seul pendant un bon moment puis j’ai repris deux autres lâchés et on est rentrés ensemble à la rame.

Je n’ai pas trop bien encaissé ce premier jour de grosse chaleur, j’accusais une perte de 2,5 kilos au retour de la sortie (95 Kms), ce qui me semble exagéré.

Demain on annonce à nouveau de grosses chaleurs et comme je ne peux pas aller rouler le matin, j’irai en fin d’après-midi. C. m’accompagnera, ce sera pour lui la dernière sortie avant son départ mercredi pour le Ventoux…jalousie. Pour me venger ce sera 100 bornes avec bosses et une mine dans chaque bosse ;-)

mardi, juin 06, 2006

Gros weekend de gros plaisir en grosse forme


Grosse surprise ce week-end. La semaine passée je n’avais pas eu trop l’occasion de rouler et je me sentais un peu fatigué, comme engourdi. Je m’attendais donc à de plutôt piètres performances au cours du week-end.
Vendredi, je ne suis pas rentré du travail suffisamment tôt pour me permettre une longue sortie mais j’ai tout de même sorti le vélo pour 35 kilomètres tout en relaxation. Ces petites sorties peuvent passer pour inutile au premier abord mais j’ai pu remarquer qu’elles me font le plus grand bien après quelques jours de coupure et avant un programme un peu chargé.

Samedi, je ne me sentais toujours pas super bien, un peu flemmard, mais la météo se décidant enfin à se montrer plus clémente je suis parti pour mon tour vers Ninove et l’appétit est venu en mangeant, les sensations s’améliorant au fil des kilomètres. J’ai fait un peu de braquet le long de la Dendre, très sympa.

Dimanche, je me suis rendu à Tubize à vélo pour rejoindre l’entraînement du club. Alors là, ce n’est pas compliqué, j’avionnais. J’ai pris un max de vent, répondu à toutes les accélérations, placé moi-même quelques mines et tout ça avec une certaine facilité. Bien sûr A. n’est pas au mieux pour le moment mais j’ai tout de même apprécié de le larguer sur l’une ou l’autre bosse après tant de mois et d’années au cours desquels ce fut l’inverse. Il dit qu’il n’est pas trop bien et qu’il se demande s’il n’a pas la mononucléose. Mon analyse est plus simple, il est surentraîné et tout simplement en train de devenir anorexique. 65 kilos tout mouillé et il part à jeun avec de l’eau dans le bidon car il se trouve trop gros et qu’il a mangé un barbecue la veille… Tous ces types qui se basent sur les comportements des pros pour établir leur façon de s’entraîner se foutent tout simplement la santé en l’air. Je remarque une évolution dans le monde des amateurs de cyclisme ces dernières années. En effet, aujourd’hui la majorité des cyclo-sportifs ont adopté un mode de préparation scientifique. C’est très bien dans l’absolu mais le risque de dérive est grand. Il y a une quantité invraisemblable d’articles, de revue, de sites et j’en passe qui dispensent une information certes judicieuse mais le problème est que certains essaient d’intégrer et d’appliquer l’ensemble de ces recommandations et se retrouvent au final avec un mode de vie et un volume d’entraînement incompatible avec une vie professionnelle et une vie de famille. Tout le monde s’y retrouve sauf le gars qui est cramé, physiquement ou psychologiquement, au bout de quelques années, si ce n’est au bout de quelques mois. Les revues, les vélos, les produits, les compléments alimentaires etc. se vendent bien et tout ce commerce fait et fera encore de nombreuses victimes. Un exemple ? La carnitine a été vendue pendant des années comme un produit « mangeur de graisse » et entraînant une perte de poids : articles dans les revues spécialisées, toutes les marques de compléments en propose…. Aujourd’hui que les études à ce sujet sont plus nombreuses, on s’aperçoit que la perte de poids est due à une fonte musculaire…Une fois de plus il m’apparaît comme essentiel de placer le plaisir au centre des motivations ; je n’ai jamais entendu autant de gars dire qu’ils roulent contre leur goût que ces derniers mois.

Quoi qu’il en soit, j’avais 130 bornes au compteur une fois à la maison. L’après-midi fut consacrée à une intensive séance de tennis télévisuel, les pieds en l’air, bien calé dans le canapé, une main dans le bocal à bonbons.

Lundi enfin, je me suis rendu à Ganshoren pour le brevet du CTB. Comme je devais être rentré assez tôt, je ne suis pas lancé sur le 115 mais sur le 70 et j’ai été bien inspiré car les efforts de la veille se faisaient sentir. Je suis resté « petit plateau » et simplement fait quelques sprints courts pour essayer de faire disparaître les douleurs musculaires. P. m’a accompagné, nous avons taillé une longue bavette de 2h30. Le parcours par contre était très décevant, j’ai l’impression qu’on a évité tous les jolis coins du Pajottenland. Sans parler du retour la ville !

Excellent week-end donc mais deux petites inquiétudes cependant : je souffre toujours du dos et je me demande si je ne commence pas une petite tendinite sur la face interne de la cheville droite, à observer.

On annonce l’été pour cette semaine, précisément quand j’arrive en grosse forme et que je suis gonflé à bloc, je vais me régaler. Dimanche c’est décidé, je vais au chrono (80 Kms) VTT de Langdorp. Le plus dur sera de me forcer à prendre des jours de repos, mais suite au triste spectacle des effets du surentraînement qui m’a été proposé dimanche, je pense que ça ira ;-)

mardi, mai 30, 2006

Qui pisse contre le vent...


Malgré une météo vraiment pas favorable j’ai pu sauver le week-end.

Vendredi, alors qu’une pluie continue incitait surtout à la morosité, j’ai pris mon courage à deux mains pour monter sur le home-trainer. Je crois que c’est la première fois de ma vie que je fais du home-trainer à la fin du mois de mai. Face aux intempéries, il y a manifestement deux écoles, je dirais même deux écoles et demie.
La première, c’est : « Je m’en fous, je sors par tous les temps… ». Personnellement je n’y crois qu’à moitié et à quelques exceptions près les gars qui me disent ça ont la moitié de mes kilomètres au compteur. De plus, outre le désagrément instantané de la sortie sous la pluie, je me passe très volontiers des autres également : le rhume après trois sorties, le nettoyage du vélo trois fois par semaine etc.
Le seconde, c’est «je ne suis pas un pro, je roule quand le temps le permet ». C’est un peu mon option. Le problème avec des années comme celle-ci c’est que ça ne mène pas très loin du point de vue des kilomètres et le home–trainer sur la longueur rend à peu près aussi neurasthénique que la pluie.

Samedi, la route étant trempée j’ai préférer préserver le vélo de course et j’ai monté les roues de routes sur le VTT. Mon intention était de faire une sortie super relax mais j’avais de bonnes jambes et j’ai tout de même maintenu un bon petit rythme sur les 60Kms. Je fus seulement gêné par une douleur au dos qui dure depuis une dizaine de jours et qui ne veut pas se faire oublier.

Dimanche, j’ai fait tout ce que je pouvais pour arriver à 9 heures « In de Linde » mais je n’y parvins pas. C’est donc seul que j’ai affronté un vent très soutenu et qui allait se révéler très fatigant. J’ai opté pour le circuit de Virginal, 85 bornes pas trop vallonnées, avec la ferme intention de mettre du gaz. Je me suis effectivement bien mis dans le rouge mais j’ai connu une petite défaillance momentanée aux alentours du 50ème kilomètre. Une défaillance vraisemblablement due à l’abondance des pertes en eau. C’est tout simplement incroyable ce que je peux transpirer. Ça a toujours été le cas mais il me semble que pour le moment c’est encore plus dingue qu’avant, au point que cela me pose un réel problème pour m’hydrater correctement et ce ne sont pas les deux petits bidons que j’emmène qui m’aident beaucoup. Je vais reprendre rendez-vous chez le médecin du sport pour essayer de déterminer la cause d’une telle sudation et éventuellement essayer de dégager des solutions.

Pour le moment l’entrainement m’impose une gestion d’agenda assez proche de celle d’un ministre. C. et F. ont de leur côté une pratique de plus en plus soutenue du tennis et cela vient s’ajouter au planning qui n’en demandait pas tant. Il y a bien une alternative assez simple : aller rouler à l’aube. Bien que je sois absolument convaincu par cette solution le soir quand je me couche, un étrange phénomène fait vaciller cette ferme conviction que le réveil sonne le lendemain à 5 heures 30. Bizarre :-)

Hier après-midi F. m’a demandé de l’emmener (supplier) de faire une petite sortie VTT ce que je m’empressai de faire. Le moment était selon lui particulièrement bien chois car avec ce qu’il était tombé durant les jours précédents nous avions la garantie de revenir crottés jusqu’aux yeux, ce qui selon lui est la condition « sine qua non » d’une sortie VTT vraiment réussie. Il m’a vraiment épaté et les deux trois bosses qui lui posaient encore des difficultés il y a seulement un mois furent avalées sans trop de problèmes mais tout de même au prix d’un gros effort et quand il s’est retourné vers moi pour me dire qu’il ne sentait plus ses jambes, il y avait dans son regard de la fierté amis aussi …de la détresse.

lundi, mai 15, 2006

In de Linde


Je ne sais trop comment dire que je vis une … excellente période. Il serait vraiment malvenu de ma part d’émettre une plainte quelconque en ce moment tant les choses semblent se mettre en place de la meilleure manière qui soit. J’ai un nouveau boulot qui m’emballe, du temps à consacrer à ma famille ainsi qu’à l’entrainement, la santé est au beau fixe…que demander de plus ?
Tout cela suscite chez moi quelques réflexions. Souvent on conseille de pratiquer une activité sportive pour se sentir mieux, pour améliorer tant son état physique que psychique. Mais plus rarement est évoqué le problème de l’influence de l’activité professionnelle sur l’activité sportive. Je m’explique : chez mon employeur précédent, le travail me pesait et je n’avais jamais l’occasion de finir une journée sur le sentiment du travail bien fait, fini à temps etc. Conséquence, je n’avais parfois que peu de goût à l’entraînement et de retour à la maison je n’arriver pas à briser une certaine forme de léthargie. Aujourd’hui, je travaille sans aucun doute davantage mais chaque journée me permet d’effectuer un travail intéressant, valorisant et à même de me fournir ce sentiment de travail bien accompli cité plus haut. Conséquence, je rentre dare-dare pour sauter sur le vélo, chaque sortie étant pour moi comme une récompense bien méritée. Je rentre ensuite à la maison, disponible et de bonne humeur, d’attaque pour les devoirs, les histoires etc.
Hier, je me suis rendu pour la première fois au rendez-vous du groupe qui part à 9 heures « In de Linde ». J’ai rencontré là des gens de tous âges, d’anciennes connaissances de l’école (il y a plus ou moins 20 ans) mais surtout un groupe sympathique dans l’ensemble et à 5 minutes de chez moi. Apparemment, le dimanche ça roule plutôt relax, vers les 30 de moyenne, mais le samedi et en semaine il y a un groupe A qui tourne autour de 36, 37. Le circuit de 85 bornes est assez sympa, je connaissais évidemment le moindre mètre, et avantage non négligeable, à 12h05 j’étais à la maison. Dans ces conditions, je me demande si on va encore beaucoup me voir à Tubize où l’ambiance est parfois « particulière » sans compter que chaque sortie nécessite toute une logistique dont je me passerais bien (voiture, vêtements de rechange…).
Quand on sait en outre que de temps en temps Emile Daems fait au groupe l’honneur d’une visite…

mardi, mai 09, 2006

A l'anné prochaine Felice


De retour de Bergame, mes sentiments sont mitigés. J’ai certes passé un excellent séjour mais je suis un peu déçu de ma performance.
Du strict point de vue du séjour tout s’est parfaitement bien déroulé: le temps fut superbe, les restaurants excellents, l’hôtel convenable…rien à dire.
Je suis parti moins fort que l’année passée et je me suis retrouvé avec une moyenne de 32 au pied du premier col. Dans l’ascension de celui-ci je me sentais très bien, j’avais de la force et du rythme et une nette impression de facilité. Comme je dépassais beaucoup de concurrents et que par ailleurs peu nombreux étaient ceux qui me dépassaient, j’en ai conclu que j’étais sur de bonnes bases. Ce fut certainement une erreur comme je m’en apercevrai par la suite.
En effet, j’ai fait l’ensemble du parcours « trop facile » si bien que si j’ai amélioré mon temps par rapport à l’année dernière, je réalise néanmoins un classement très décevant.
J’ai un peu calé dans l’ascension du dernier col, la Costa Valle Imagna, le plus dur et un des plus longs. Je pense que c’est tout simplement du au manque d’entraînement spécifique en montagne, pas à un manque de condition. C’est à retenir pour l’année prochaine : partir quelques jours plus tôt et faire une ou deux reconnaissances. Par ailleurs pour réaliser quelque chose de convenable, je pense qu’il faut également faire une préparation plus spécifique passant notamment par quelques sorties du côté des Ardennes ; c’est en tous cas mon ambition ;-)
Les trois premiers cols me convenant à merveille, particulièrement le troisième, c’est définitivement là que je pourrai gagner du temps sur le chrono. Il faudra également que je m’inscrive dès les premiers jours afin d’avoir un dossard un peu plus convenable que cette année.
Quoi qu’il en soit, les efforts consentis devraient se révéler payant et je suis curieux de voir comment je vais me sentir d’ici une petite semaine de surcompensation.

mardi, mai 02, 2006

Back in business

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a un sacré moment que je n’ai plus posté sur ce blog. Et pour cause…En effet, mon changement récent d’employeur et la nature du travail qui m’occupe chez ce dernier ont sérieusement modifié mes disponibilités et s’il m’a été possible de maintenir une série d’activités, il m’a fallu en ralentir d’autres…dont la mise à jour de ce journal.
Quoiqu’il en soit, d’un point de vue strictement sportif les nouvelles sont excellentes. J’avais déjà pu m’apercevoir lors de la Vanpetegem Clasic que j’arrivais sérieusement en forme mais la confirmation m’est réellement apparue ce week-end lors de la sortie effectuée avec le club à La Hulpe. Vivement Bergame.

jeudi, avril 13, 2006

Zone sensible


Ouille. Je ne sais pas comment je me suis fait ça mais je souffre depuis deux jours de douleurs aigues au périnée. C’est vraiment très pénible et non seulement je suis pratiquement incapable de m’asseoir sur le vélo mais la douleur me réveille carrément la nuit. J’avais d’abord songé à quelque chose de l’ordre de l’infection mais la douleur se précisant il m’apparait qu’il s’agit plutôt d’un problème d’ordre musculaire. Hier, malgré la douleur et sous la pression de F. qui tenait absolument à retourner à la piste, je me suis fait une séance assez intensive mais cette nuit lors de mes multiples réveils j’ai eu l’occasion de me demander si je n’avais pas fait une sérieuse erreur car la douleur s’intensifiait. Autant dire tout de suite que les trois heures de VTT que j’étais sensé faire aujourd’hui sont sérieusement compromises et qui sait, il en ira peut-être de même pour les jours à venir.
C’est d’autant plus dommage que je suis dans une phase de progression ascendante comme j’ai encore pu le constater hier sur la piste, et ce malgré la douleur. Je n’avais pas encore fait de séance en 40/20 cette année et j’en tire deux ou trois observations : tout d’abord, c’est dur ! En effet, les 20 secondes de récupération ne permettant pas de réellement faire descendre les pulsations de façon conséquente, c’est encore essoufflé qu’il faut réattaquer l’effort de 40’’ suivant. J’étais content d’arriver au terme de chaque série de 6 minutes. Ensuite, alors que je m’attendais à atteindre des sommets au niveau des pulsations, ce ne fut pas vraiment le cas. J’étais vraiment à bloc mais je n’ai pas dépassé 179 pulsations alors que lors des sorties en groupe, je dépasse assez fréquemment les 180 lors d’accélérations sur les bosses par exemple. Je ne sais pas trop quoi en penser. Ceci dit, ce n’était pas un grand jour car je n’arrivais pas à me concentrer totalement à cause de la douleur à la selle ; une partie de l’effort que je fournissais était destiné à limiter les appuis sur la selle, ce qui n’est bien entendu pas l’idéal. Enfin, ce qui est étonnant avec ce type d’entraînement, c’est la facilité avec laquelle on récupère d’un effort qui mis bout à bout constitue tout de même un effort de 12 minutes à bloc. C’est le principe de l’interval training mais ça m’épatera toujours.
Alors que F. et moi étions en train de tourner sur la piste, se tenait dans le bâtiment attenant une réunion ayant trait au passage du Giro 2006 en Wallonie. A l’issue de celle-ci, une équipe de télévision qui était présente à pris quelques images d’un des participants à la réunion qui, maillot rose sur le dos, a effectué quelques tours de piste. Ils ont demandé à F. de bien vouloir accompagner cette personne si bien qu’il passera une fois de plus à la télévision (ce doit bien être la 4ème ou 5ème fois). Suite à cela il était vraiment remonté et, complètement dans son trip « coureur », il m’a demandé de faire quelques tours à ses côtés ce que je m’empressai de faire. Un coup d’œil sur le compteur m’appris que nous étions en train de rouler à 29 km/h, j’étais scié. Je me demande de nous deux qui est le plus fier ;-)

lundi, avril 10, 2006

Tout est relatif...


Quel pied. Quel bonheur de sentir la forme arriver. Oubliés les bobos et désagréments de l’hiver, les coups de blues dus au froid, les maux de tête dus à la sinusite attrapée au cours des sorties trop humides…
Cette fois je crois bien que c’est parti, la force est là, le moteur tourne rond, il n’y a plus qu’à progresser, à éprouver le plaisir de sentir la condition s’améliorer. Bien sûr, le gros du boulot reste à faire mais c’est la première fois cette saison que je sens que c’est possible, que le travail portera ses fruits.
Les semaines qui arrivent vont être magnifiques : la Van Petegem Classic, Mons-Chimay-Mons et enfin la Gimondi à Bergame.
Après ça je compte enchainer quelques compétitions et très vite viendra la semaine de vacances en Suisse au cours de laquelle j’aurai l’occasion de me faire quelques cols. Qui dit mieux ?
Même mes douleurs aux jambes qui devraient obscurcir un peu le tableau ne m’atteignent pas et assez bizarrement dimanche ces douleurs ne m’ont absolument pas handicapé, pour un peu j’avais du plaisir à les éprouver.
C’est cependant un moment où il faut rester vigilant à ne pas en faire trop, à ne pas emballer ses chevaux et à veiller au repos. La tentation est grande de multiplier les sorties et d’accumuler les kilomètres mais j’ai pu constater en discutant avec B. ce dimanche que la motivation n’est pas toujours facile à maintenir à long terme quand on en fait trop – et qu’on mène une vie différente de celle des pros. Ainsi B. qui a déjà 8000 bornes depuis le 1er janvier m’a confié qu’il commençait à sentir une baisse de performance et malgré ses dénégations il est manifestement en surentraînement. Bien entendu j’ai du mal à accrocher sa roue pour le moment mais on en reparlera d’ici peu et je pense définitivement que mon approche sera payante sur le moyen et long terme, même si au terme de la saison je cumulerai la moitié de ses kilomètres.
Aujourd’hui j’ai par ailleurs vécu un moment très émouvant quand F. a fait ses premiers tours de roues sur le vélo de course flambant neuf qu’il avait reçu en octobre pour ses sept ans. Nous sommes allés à la piste, à l’abri de toute circulation et de toute nécessité de freinage d’urgence et équipé comme champion il s’est élancé pour ses sept premiers kilomètres. J’ai immortalisé l’événement en vidéo et ce soir en me repassant la cassette j’étais touché de voir le bonheur sur son visage et fier de lui avoir offert ce moment. Beaucoup de choses semblent soudain avoir moins d’importance que je ne leur en accorde d’ordinaire.